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23/07/2018 14:51 EDT | Actualisé 23/07/2018 18:31 EDT

Un homme a tenté de poignarder un soldat devant le Parlement à Ottawa

La menace potentielle a été identifiée et neutralisée.

La Presse canadienne/Sean Kilpatrick

Un homme de 24 ans connu des policiers d'Ottawa a été accusé d'agression après avoir franchi un cordon séparant la foule des soldats qui participent à la cérémonie de la relève de la garde, lundi, sur la colline du Parlement. Un couteau de poche a été retrouvé à ses côtés.

L'individu d'Ottawa, Jesse Mooney, fait également face à une accusation de manquement à ses conditions de probation. Il doit comparaître mardi devant le tribunal, a indiqué le Service de police d'Ottawa (SPO) en fin de journée sur Twitter.

Le porte-parole du corps policier, Charles Benoit, a rapidement écarté la piste terroriste. "Il n'y a aucune connotation terroriste. Ça n'a aucun rapport avec ça (...) C'est un incident spécifique, isolé", a-t-il tranché en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Il a aussi spécifié que l'homme dans la vingtaine est connu des policiers de la capitale fédérale, avec qui il a "eu des interactions" dans le passé. L'agent Benoit n'a pas voulu spécifier la nature de ces interactions.

Le Service de protection parlementaire a par ailleurs clarifié en fin de journée les premières informations qui avaient circulé au sujet de cet incident, et selon lesquelles l'homme était muni d'un couteau lorsqu'il a été appréhendé par les forces de sécurité.

"Les rapports indiquant que le suspect portait un couteau au moment de l'incident sont inexacts. Un petit couteau de poche a été retrouvé à proximité du suspect après son arrestation", a écrit dans un courriel le porte-parole Joseph Law.

Il n'a pas été possible de confirmer si l'arme appartenait à Jesse Mooney.

Le ministère de la Défense nationale avait indiqué un peu plus tôt, lundi après-midi qu'un incident "impliquant un homme avec un couteau" s'était produit sur la pelouse de la colline du Parlement à Ottawa.

"Grâce à la réaction rapide de nos soldats, de la Gendarmerie royale du Canada et du Service de protection parlementaire, la menace potentielle a été identifiée et neutralisée", a écrit dans un courriel un porte-parole des Forces armées canadiennes, Daniel Lebouthillier.

"Personne n'a été blessé au cours de cet incident. Étant donné que cette affaire est actuellement sous enquête par le Service de police d'Ottawa, tout autre commentaire à ce stade serait inapproprié", a-t-il ajouté.

Dans un message publié sur son compte Twitter, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a remercié les forces de sécurité pour leur "réponse rapide" et s'est dit "soulagé que personne n'ait été blessé".

La tentative d'agression s'est produite lors de la cérémonie de relève de la garde. Ce défilé militaire musical, qui se tient tous les matins pendant la saison estivale, attire son lot de touristes dans les rues d'Ottawa et sur la pelouse du parlement.

Et la musique des gardes aux uniformes rouge écarlate et aux bonnets de poils d'ours noir continuera de retentir comme prévu jusqu'au 23 août prochain, a-t-on assuré tant au ministère de la Défense qu'au SPO, lundi.

"À 100 pour cent! Il n'y a rien qui va changer", a soutenu Charles Benoit.

L'incident de lundi matin n'est pas sans rappeler l'attentat survenu le 22 octobre 2014.

Un tireur avait alors froidement assassiné le caporal Nathan Cirillo, qui montait la garde devant le Monument commémoratif de guerre. L'homme avait ensuite fait irruption dans l'édifice du Centre, où il avait été abattu par des agents de sécurité.

Deux jours auparavant, le 20 octobre 2014, à Saint-Jean-sur-Richelieu, l'adjudant Patrice Vincent avait été mortellement fauché par un véhicule qui était conduit par un jeune homme qui s'était radicalisé.

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