DIVERTISSEMENT
21/07/2018 09:18 EDT | Actualisé 21/07/2018 09:18 EDT

Un gala Juste pour rire musical, disjoncté et féministe pour Pier-Luc Funk

Nœud papillon, chemise blanche, bretelles chics et pantalons noirs, l'animateur était sur son 31!

Acteur, animateur, humoriste, improvisateur, chanteur: Pier-Luc Funk a prouvé et confirmé qu'il était doté de multiples talents en s'emparant de la scène de la salle Wilfrid-Pelletier vendredi soir. À la barre de son tout premier gala Juste pour rire, la soirée carte blanche regroupait des amis intimes du jeune acteur dont plusieurs musiciens.

À la hauteur des attentes

Pier-Luc Funk avait sorti nœud papillon, chemise blanche, bretelles chics et pantalons noirs pour venir rejoindre l'orchestre complet qui l'attendait sur les planches de la place des Arts. Visiblement ravi de se retrouver sur cette scène légendaire, l'acteur transformé en animateur a livré un efficace numéro d'ouverture relatant son enfance et son adolescence vécues avec un TDAH. Un thème qu'il a abordé à travers le récit de sa première fois et l'évocation de ces images avec lesquelles on a grandi (dont les films d'amour, les films d'horreur et «les films où la mort des humains ne fait plus rien, mais où celle des chiens font pleurer».

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Son amie Rosalie Vaillancourt était bien excitée de prendre part, elle aussi, à son premier gala Juste pour rire. «L'année passée, j'avais trop peur de me faire pogner les fesses», a-t-elle lancé avant de partager quelques confidences sur ses ex et son nouvel amoureux, l'humoriste Pierre-Yves Roy Desmarais. Celui-ci a d'ailleurs suivi sa talentueuse douce sur scène et s'est entre autres insurgé des fameux noms composés, dont celui dont il est lui-même affublé. Il a aussi abordé le sujet de l'amitié avec les humains puis avec les chiens (dont le sien qui semble «bien trop en amour avec sa blonde») avant d'interpréter une chanson évoquant une «date mortelle» en s'accompagnant à la guitare.

Le comique numéro gastronomique de Yannick De Martino était ponctué de bien humbles «moi aussi, je l'aime mon humour». La salade qu'on doit vendre, car «on n'a pas besoin d'arguments pour faire manger du gâteau aux gens», la bouffe santé que l'on détecte en se posant la question «si tu trouves que ça goûte bon, ça ne l'est pas», le tofu, les escargots à l'ail, les hamburgers géants qu'on s'enfile pour gagner un t-shirt et les colères de Gordon Ramsay ont composé ce pot-pourri culinaire fort réussi.

Arnaud Soly a séduit la foule avec un excellent numéro sur la technologie et «les noms fuckés tel Ludoviktor qui n'est pas un nom, mais un compromis et qui a clairement été conçu un jeudredi.»

Pier-Luc Funk s'est ensuite amusé avec quelques amis, dont Maripier Morin, lors d'un sketch théâtral, muet et musical intitulé «Far West: À l'Est de l'Ouest» qui a semblé beaucoup plaire au public.

Humoriste masculin, discours féministe

Le discours féministe de la soirée a, de façon surprenante, été tenu par un homme: l'adroit Charles Pellerin qui est revenu sur les tristes événements ayant mené au mot-clic #metoo. Il a entre autres abordé cette notion de pornographie féministe (où la femme consentante a réellement du plaisir) qui «devrait être la norme et non l'exception». Un fin moment d'humour féministe et engagé.

Fidèles à leur habitude, les Denis Drolet se sont faits absurdes, bien bruyants, hyperactifs et hilarants (pour qui apprécie l'humour absurde) le temps d'une visite tout ce qu'il y avait de plus disjonctée chez le psychologue (et en abordant le sujet pourtant sérieux de la maladie mentale).

Après que le passage musical du duo Sèxe illégal chantonnant les joies de la légalisation prochaine du cannabis et de l'humoriste-conteur Didier Lambert, la soirée s'est terminée avec un Pier-Luc Funk ému revenu sur scène chanter le refrain signature du festival Juste pour rire avec ses musiciens.