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18/07/2018 17:37 EDT | Actualisé 18/07/2018 17:37 EDT

Canicule: le bilan des morts encore revu à la hausse à Montréal

Parmi les «facteurs de vulnérabilité» énumérés figurent le fait de vivre seul, un âge avancé, de même que des problèmes de santé mentale ou physique.

THE CANADIAN PRESS

Les autorités en santé publique de Montréal ont relevé à 53 le nombre de décès «probablement» liés à la chaleur étouffante qui s'est abattue sur la province il y a deux semaines.

La Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal faisait auparavant état de 34 morts, sur les 70 cas recensés à l'échelle du Québec en date du 9 juillet.

Ce bilan provincial ne sera pas revu avant l'automne, explique Alexandra Régis, attachée de presse de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois. Mais considérant ces nouveaux chiffres en provenance de la métropole, il devrait alors être porté à au moins 89 victimes.

Dans son bilan préliminaire publié mercredi, la DRSP de Montréal a précisé que ces 53 morts «pour lesquelles la chaleur aurait été un facteur contributif» sont survenues hors des hôpitaux.

«Les trois quarts des personnes décédées habitaient un appartement privé, alors que quatre personnes habitaient en maison de chambres et au moins huit en résidence privée pour aînés», a-t-on rapporté.

Parmi les «facteurs de vulnérabilité» énumérés figurent le fait de vivre seul, un âge avancé, de même que des problèmes de santé mentale ou physique.

La direction de santé publique montréalaise est également revenue sur ses interventions pendant cet épisode de canicule, dont le porte-à-porte effectué par les policiers et les pompiers ainsi que la prolongation des heures d'ouverture de certains espaces publics climatisés.

Alors que de telles vagues de chaleur pourraient se faire plus fréquentes, la DRSP a aussi souligné l'importance de la lutte contre les îlots de chaleurs en tant que mesure préventive.