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17/07/2018 09:46 EDT | Actualisé 17/07/2018 09:46 EDT

Un projet de construction en retard rend Kim Jong-un «extrêmement furieux»

Heureusement qu'il n'habite pas au Québec. 😉

KCNA KCNA / Reuters

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un a fustigé des dirigeants locaux relativement à un projet de construction retardé, ont rapporté mardi les médias officiels.

Il s'agit de sa deuxième réprimande de ce type sur l'économie ces dernières semaines.

Il est inhabituel pour les médias d'État de témoigner de l'insatisfaction de M. Kim envers ses fonctionnaires. Certains experts croient que M. Kim pourrait chercher des boucs émissaires avant de lancer éventuellement de nouvelles politiques économiques.

La dernière colère est survenue lors d'une visite au chantier de construction d'une centrale électrique dans le nord-est. Après que les fonctionnaires l'aient informé du projet et de ses retards, il était «sans voix» et «extrêmement furieux», a rapporté l'agence de presse centrale coréenne.

L'usine a été commandée au début des années 1980 par le défunt grand-père de Kim, le fondateur nord-coréen Kim Il-sung.

Plus tôt ce mois-ci, lors de visites à deux usines textiles, M. Kim a également fustigé les fonctionnaires pour le mauvais entretien des bâtiments, le manque de modernisation des lignes de production, le manque d'expertise et d'autres problèmes.

Promesses de modernité

Depuis la mort de son père, le dictateur Kim Jong-il, à la fin de fin 2011, M. Kim, 34 ans, a promis d'améliorer le niveau de vie et de projeter une image de jeunesse et de modernité tout en s'efforçant de renforcer les capacités nucléaires de la Corée du Nord.

Sous son règne, l'économie du Nord s'est progressivement améliorée avec l'expansion de certains éléments capitalistes tels que les marchés extérieurs. Mais la Corée du Nord demeure l'un des pays les plus pauvres du monde, et les lourdes sanctions imposées par l'ONU après ses essais nucléaires et de missiles l'an dernier pourraient avoir un impact économique considérable si elles se poursuivent, selon des experts étrangers.

Les responsables américains et sud-coréens se disent prêts à aider la Corée du Nord à relancer son économie si elle renonce à son programme nucléaire.

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