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10/07/2018 15:42 EDT | Actualisé 10/07/2018 15:45 EDT

Un retour aux sources pour Chromeo avec son dernier album

Le groupe originaire de Montréal a présenté plusieurs concerts au Québec cet été.

Chromeo était de passage au Festival d'été de Québec, jeudi dernier.
Roger Photo
Chromeo était de passage au Festival d'été de Québec, jeudi dernier.

Chromeo sortait le 15 juin dernier son cinquième album en carrière, Heads Over Heels. L'un des objectifs du groupe avec cet opus résolument funk et la tournée en découlant était de revenir à ses racines québécoises.

Renouer avec ses origines

Le chanteur du groupe, David Macklovitch, mentionne que le duo a fait en sorte de faire davantage de promotion à Montréal et au Québec parce qu'il espérait «pouvoir apporter un bonheur et une fierté au monde qui les a encouragés et les a aidés à naître».

Il souligne toutefois que Chromeo n'a pas entrepris cette démarche dans un but mercantile ou à une fin purement promotionnelle. «C'est vraiment spontané, ce n'est pas calculé. [...] C'est vraiment parce qu'on a envie de reconnecter, de parler français et de ramener Chromeo dans l'univers qui nous a fait naître», précise-t-il.

Pour moi, faire une entrevue en français, avec un journaliste québécois et pouvoir parler de trucs comme la rue Saint-Denis, ça a tellement plus de signification que faire une entrevue pour un journal américain lambda. Il y a une connexion qui est spéciale.David Macklovitch

Ainsi, Chromeo a présenté des concerts au Festival de Jazz de Montréal, au Festival d'été de Québec et sera présent à Osheaga en août.

Montréal à la base de tout

C'est à Montréal que se rencontrent David Macklovitch et Patrick Gemayel, respectivement d'origines marocaines et libanaises, alors qu'ils fréquentent tous deux le collège Stanislas, situé dans le quartier Outremont. Ensemble, ils découvrent le funk à l'écoute de la chanson «Je danse le Mia» du groupe français IAM.

Selon Macklovitch, Montréal a joué un certain rôle dans la naissance de Chromeo: «C'est un des seuls endroits improbables qui a pu faire en sorte que Chromeo soit possible.»

«Ce que je mentionne souvent, c'est que dans les disquaires usagés de la rue Saint-Denis, on a pu découvrir plein de vinyles qui ont pu faire en sorte qu'on découvre la musique, avant qu'Internet n'existe. Les disquaires de la Rue Saint-Denis, c'était notre Internet, en quelque sorte.»

Questionné à savoir s'il pourrait composer une chanson en français éventuellement, David se montre honnête: «Si j'étais capable d'écrire de bonnes chansons en français, je le ferais. C'est juste que je connais mes limites et je ne me trouve pas assez bon (rires). Si un jour, je me sens inspiré de le faire, je vais le faire.»

Un nouvel album très funk

Heads Over Heels représente également un retour aux sources pour Chromeo en raison de ses tons très funk. «C'est notre album de funk poussé à l'extrême. [...] Notre idée, c'était aussi d'un peu rendre hommage à toutes les différentes sortes de funk qui nous ont influencés. Si tu écoutes une chanson comme Must've Been, ça a un côté Kool & The Gang, quand tu écoutes une chanson comme One Track Mind, ça a un côté quasiment Peter Gabriel», explique David Macklovitch.

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Patrick Gemayel et David Macklovitch de Chromeo jouaient tout juste avant «The Weeknd» au Festival d'été de Québec.

«Avec Chromeo, on veut toujours rendre hommage, mais sans tomber dans le pastiche. C'est l'équilibre qu'on essaie d'achever. Dans ce cas-ci, l'hommage était un peu à toutes les sortes de funk qui nous avaient inspirés durant l'adolescence», ajoute-t-il.

Chromeo sera de retour à Montréal le 3 août prochain dans le cadre d'Osheaga. Après une tournée en automne, le groupe compte retourner en studio afin de s'atteler sans plus attendre à la réalisation d'un sixième album.

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