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08/07/2018 08:23 EDT | Actualisé 08/07/2018 08:23 EDT

The War on Drugs clôt le Festival de Jazz devant une Place des Festivals pleine à craquer

Le groupe de shoegaze américain a offert une performance d'une heure et demie devant une foule monstre.

Paméla Lajeunesse

La 39e édition du Festival International de Jazz de Montréal s'achevait samedi avec le Grand Évènement de clôture Rio Tinto, assuré par le groupe américain The War on Drugs.

La formation versant dans le shoegaze a fait courir les foules et a rempli la Place des Festivals, qui était occupée du boulevard Maisonneuve jusqu'à la rue Sainte-Catherine.

Ambiance planante et solos au menu

Le groupe originaire de la Pennsylvanie a plongé durant l'entièreté de sa performance son public dans une atmosphère planante et quasi-onirique. Les riffs mélodiques de la guitare presque omniprésente du guitariste et chanteur dam Granduciel étaient plus qu'efficaces et n'ont pas déçu le public.

Le virtuose s'est d'ailleurs livrés à de multiples solos de guitare et même d'harmonica, qui cadrait parfaitement avec l'ambiance proposée par la formation. Granduciel paraissait également changer de guitare comme on change de chemise, alors qu'il alternait les modèles de guitare électrique et acoustique au gré des morceaux.

Le batteur Charlie Hall, dont l'accoutrement faisait quelque peu penser à celui de son homologue britannique Ringo Starr, semblait également à l'aise, bien que semblant plus réservé que son confrère.

Les musiciens de The War on Drugs se sont gâtés et ont offert de longs moments instrumentaux, ce qui n'a pas semblé déplaire aux spectateurs d'âges variés.

Le groupe a enchaîné les morceaux à un rythme fou qui ne laissait pas vraiment place à des interactions avec le public, lequel avait parfois à peine le temps d'applaudir les prestations. Dans ces rares moments, la foule a toutefois chaleureusement témoigné de son appréciation.

La mise en scène du spectacle était essentiellement constituée d'effets de lumière allant de simples rayons à des formes géométriques un brin plus sophistiquées.

The War on Drugs a parfois délaissé les sonorités shoegaze afin d'opter pour des mélodies évoquant le folk-rock, le progressif et le rock alternatif, ce qui n'a nullement brisé le rythme du concert.

Au terme d'une heure et demie de spectacle, le groupe a clôt sa prestation sans tambour ni trompette, remerciant sobrement la foule pour son accueil et ne performant pas de rappel.

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Un bilan reluisant pour le festival

Malgré la canicule affligeante qui a frappé Montréal au cours des derniers jours, le Festival de Jazz a réussi à attirer des centaines de milliers de spectateurs.

Malgré la controverse engendrée par la pièce SLĀV, le festival a signé plusieurs bons coups, comme par exemple le concert présenté par la Torontoise Jessie Reyez.

La 40e édition du Festival International de Jazz de Montréal se tiendra du 27 juin au 7 juillet 2019.