DIVERTISSEMENT
07/07/2018 14:35 EDT | Actualisé 07/07/2018 14:35 EDT

Le Comiccon de Montréal célèbre son 10e anniversaire

«Ça n'arrête plus de grossir.»

JfGalipeau

Plus de 60 000 «geeks» sont attendus ce week-end au Palais des congrès de Montréal pour célébrer le dixième anniversaire d'un événement qui semble être là pour rester.

Le tout premier Comiccon de Montréal comptait seulement trois invités, raconte le porte-parole de l'événement, Jason Rockman. L'acteur Jeremy Bulloch, connu pour son rôle de Boba Fett dans la saga Star Wars, Lou Ferrigno, qui incarnait auparavant l'Incroyable Hulk, et le lutteur américain The Honky Tonk Man avaient attiré à peine 200 personnes à la Place Bonaventure.

Mais l'événement n'a pas tardé à manquer d'espace, victime de sa popularité.

«Il y a une année où 4 000 personnes n'ont pas pu rentrer parce qu'il y avait trop de monde», se souvient Jason Rockman.

Le Comiccon a finalement déménagé au Palais des congrès, qu'il occupe maintenant dans son entièreté.

Mathieu St-Cyr, de Victoriaville, a vu cette explosion de popularité de ses propres yeux, au fil de ses six années de participation.

Galerie photoLes costumes les plus fous au Comiccon de Montréal 2018 Voyez les images

«Ça n'arrête plus de grossir», s'émerveille ce «cosplayer» de 30 ans, qui a pris samedi les traits d'un personnage du jeu vidéo Resident Evil.

Le «cosplay» — un télescopage entre les mots «costume» et «play» («jeu» en anglais) — ou costumade, selon l'Office de la langue française, ne cesse lui aussi de prendre de l'ampleur. Différents univers s'entrechoquaient par sa faute, samedi, au Palais des congrès, où le superhéros Deadpool pouvait croiser Daenerys Targaryen, de la série Game of Thrones, avant de tomber face à face avec le capitaine Jack Sparrow, des films Pirates des Caraïbes, et d'aller prendre une bouchée avec Bowser, des jeux vidéo Super Mario.

Marie-Pier Nadeau, 21 ans, estime que ce loisir fait même revivre l'art de la couture au Québec. La jeune femme de Thetford Mines y a elle-même fait ses armes pour confectionner son somptueux costume inspiré de la reine Regina de la série «Once Upon a Time» («Il était une fois»).

«Il y avait de moins en moins de magasins de tissus, de fournitures, avance-t-elle. Mais depuis qu'il y a du cosplay, j'ai remarqué qu'il y a de plus en plus de monde qui s'initie à la couture.»

Jason Rockman, qui est également membre de l'organisation du Comiccon d'Ottawa, lève son chapeau aux «cosplayers» d'ici.

«À Québec, le cosplay, c'est une autre coche. Je pense que c'est les Québécois, on est passionnés, relève celui qui admet ne pas toujours reconnaître les costumes des participants.

«Des fois, je vois des personnages tellement obscurs et pas connus, mais il y a toujours quelqu'un qui va dire: ''Wow! C'est tel personnage de ma BD, de mon anime ou de mon film préféré. Tu l'as eu!''»

Tout le monde peut trouver son compte au Comiccon, martèle-t-il.

Certains s'y sont déplacés pour se retrouver entre amateurs de combats médiévaux, d'autres pour mettre la main sur des bandes dessinées de collection ou encore pour prendre la pose avec Chuck Norris.

Parmi les têtes d'affiche de cette 10e mouture figurent aussi les acteurs David Duchovny, de la série culte X-Files, et le nouveau Aquaman, Jason Momoa.

Les organisateurs ne seraient pas surpris que leur aventure se poursuive dix autres années, alimentée par les mégaproductions hollywoodiennes.

«C'est sûr qu'avec les nouveaux films de Marvel et de la Guerre des étoiles qui sortent, c'est une belle époque pour être un ''geek''», souligne Jason Rockman, tout sourire.