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06/07/2018 07:19 EDT | Actualisé 06/07/2018 07:19 EDT

Lili Reinhart de «Riverdale» évoque sa maladie mentale et répond aux moqueries

«Une maladie mentale empire quand les gens vous disent que vous n’avez pas le droit de ressentir ce que vous ressentez.»

Emma McIntyre via Getty Images

Souffrir d'un complexe physique et ne plus pouvoir vivre sa vie normalement à cause de ce dernier porte un nom. C'est la dysmorphie corporelle, un trouble qui affecte la perception de notre corps. L'actrice américaine Lili Reinhart, de la série "Riverdale" en souffre. Elle s'exprime régulièrement sur le body shaming et le mouvement body positive dans les médias.

C'est dans cet esprit qu'elle a répondu aux questions du magazine américain Harper's Bazaar. Dans un extrait de l'interview partagé sur les réseaux sociaux, la jeune femme parle de la plus célèbre icône d'Hollywood: "Marilyn Monroe était une femme voluptueuse: elle avait de la poitrine et elle n'était pas une taille 34. Pour moi, c'est vraiment inspirant et cela me donne l'impression que mon corps peut être accepté. "

Certains internautes se sont empressés de critiquer son message, sous-entendant que la jeune femme n'a rien d'une femme "voluptueuse" et qu'elle correspond parfaitement aux critères de beautés classiques à Hollywood: blanche, blonde et mince. Une internaute commente: "Il faut qu'on arrête de laisser des filles comme Gigi Hadid expliquer comment leurs corps ne sont 'pas acceptés' comme s'ils n'étaient pas conformes aux standards de cette industrie. C'est fatiguant."

Dans une série de tweets, la jeune actrice a dénoncé cette attitude et souligné que ce n'est pas parce qu'on est "mince" selon certaines personnes, qu'on n'a pas le droit de se sentir mal dans sa peau.

"Mon corps n'est pas comme celui de Marilyn Monroe. Je pensais que c'était plutôt évident. Les complexes existent en dehors des limites d'une certaine taille de vêtement. Vous n'aidez pas à résoudre le problème."

"Dire à une personne qu'elle ne mérite pas de se sentir complexée dans son corps parce qu'il est 'bien' ou 'juste comme' qui que ce soit... c'est mal. Cela fait partie du problème. C'est aussi du body shaming."

"Je ne comprendrai jamais comment quelqu'un peut être si lâche et se cacher derrière son téléphone pour dire à un étranger que ses sentiments sont stupides et des 'pleurnicheries', juste parce qu'ils pensent que vous représentez le corps idéal."

"J'espère que cet exemple vous aidera à ouvrir les yeux sur un problème important que vivent aujourd'hui les jeunes hommes et femmes. C'est la raison pour laquelle des personnes souffrant de maladies mentales – dépression, troubles alimentaires, dysmorphie corporelle – n'ont parfois pas accès à l'aide dont elles ont besoin, parce qu'elles ont honte et se taisent."

Le lendemain, elle a repris sa série de messages. "Je me sens vraiment découragée par les nombreuses réactions des gens qui commentent : 'Tu es mince donc tais-toi et accepte ton corps.' Comme si ma dysmorphie corporelle n'était pas pertinente à cause de l'image que je renvoie à certaines personnes. Je ne suis pas assez ronde ou pas assez mince pour avoir le droit de me sentir complexée."

"Une maladie mentale empire quand les gens vous disent que vous n'avez pas le droit de ressentir ce que vous ressentez. C'est contre-productif. N'encouragez pas ce genre de comportement. C'est destructeur. Plus destructeur que vous ne le réalisez. Vous ne comprenez peut-être pas les insécurités des gens – mais respectez-les. "

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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