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06/07/2018 23:20 EDT | Actualisé 07/07/2018 16:56 EDT

FEQ 2018: Neil Young critique les politiques d’immigration de Trump

L'éternel rebelle a offert un spectacle engagé pour sa première visite à Québec.

Le Canadien n'a jamais caché son exaspération face au nouveau président américain.
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Le Canadien n'a jamais caché son exaspération face au nouveau président américain.

QUÉBEC – Pour son premier spectacle à Québec en plus de 50 ans de carrière, le légendaire Neil Young a offert un spectacle de deux heures enlevant du début à la fin. Il ne s'est pas non plus gêné pour envoyer promener le président américain Donald Trump en chanson.

Sans tambour ni trompette, Young est arrivé sur scène avec Lukas Nelson et les musiciens de Promise of the Real, qui avaient joué en première partie. L'homme de 72 ans dit que ceux de son âge ne sont plus capables de le suivre – on le croit!

Impossible d'avoir la liste des chansons que Young allait chanter d'avance – l'artiste y va toujours selon son inspiration du moment, nous dit-on. Il a ouvert son concert avec Like an Inca et un superbe solo de guitare, pour ensuite enchaîner avec Fuckin' Up et Cortez The Killer au grand plaisir de la foule.

Rockin' in the Free World – écrite pour critiquer l'administration de l'ex-président américain George Bush père à l'époque – était d'autant plus pertinente à l'ère de Donald Trump. Rappelons que Young avait critiqué Trump pour avoir utilisé cette chanson lors d'un rassemblement partisan lorsque ce dernier était candidat républicain.

Trump n'a pas de «couilles»

Young, un fervent militant pour l'environnement et les droits humains, n'a jamais caché son exaspération face au président Trump. Dans une récente entrevue avec le Daily Beast, il l'a traité de «gâchis» et l'a accusé de ne pas avoir de «couilles».

Le ton s'est adouci tout de suite après avec son interprétation de la chanson I Am a Child de Buffalo Springfield, qu'il a dédiée à «tous ces enfants qui sont en cage». Lors d'un concert à Détroit pour la fête du 4 juillet, Young a offert son soutien aux enfants migrants séparés de leurs parents à la frontière des États-Unis.

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Young joue avec des musiciens plus jeunes que lui... parce qu'ils sont capables de le suivre!

Lukas Nelson a ensuite pris les devants pour sa nouvelle chanson, Turn Off the News, qui enjoint les auditeurs à laisser tomber les nouvelles en continu à la télévision et construire un jardin ou élever ses enfants à la place.

Une fois son message passé, Young a redoublé d'ardeur pour Down By the River et Like a Hurricane. «ÇA, c'est du Neil Young», s'est exclamée une spectatrice en entendant les premières notes de Hey, Hey, My, My. Généreux, il a offert Harvest Moon et Roll Another Number (For the Road) en rappel.

Qu'ils soient engagés ou non, il ne fait aucun doute que les spectateurs ont été enchantés par la performance de l'éternel rebelle, qui a paru impressionné de l'accueil reçu à Québec. Il n'est pas prêt d'oublier cette soirée!

Lukas Nelson & Promise of the Real

Le fils de la légende du country Willie Nelson est non seulement le protégé de Neil Young, mais il assure la première partie de ses spectacles depuis 2015. C'est d'ailleurs grâce à la présence de Lukas Nelson que le FEQ a pu compter sur la participation de Young en tête d'affiche.

Avec ses cheveux longs et sa voix envoûtante, l'artiste n'a pas laissé les dames du public indifférentes – il a eu droit à des cris féminins perceptibles dans la foule alors qu'il ôtait sa veste après Entirely Different Stars et I Ain't Gonna Die Alone.

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Lukas Nelson, les cheveux dans le vent.

Après 30 minutes, il pensait avoir terminé avec sa chanson Find Yourself – une collaboration qu'il a enregistrée avec nul autre que Lady Gaga. (On vous rassure tout de suite: non, elle n'était pas là.)

Voyant qu'il lui restait encore du temps, Lukas Nelson en a profité pour lancer des fleurs à Neil Young – qu'il considère comme une partie de sa famille – avant d'interpréter une version endiablée de Diamonds On The Soles Of Her Shoes de Paul Simon. Voilà ce qui a réchauffé un public un peu glacé au départ!

Kurt Vile and the Violators

Kurt Vile a calé sa bière avant sa première chanson. Banjo ou guitare à la main, le chanteur a vogué entre ses chansons des dernières années. Il a enchaîné Jesus Fever, I'm an Outlaw et Goldtone... avant de s'ouvrir une autre bière et de la boire en deux gorgées.

Les festivaliers ne pouvaient pas les enfiler au même rythme, vu la quantité limitée de toilettes chimiques.

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Kurt Vile s'est-il ouvert une autre bière après sa prestation?

«C'est un fucking honneur d'être ici, avec Lukas Nelson et Neil Young», a laissé tomber Kurt Vile, qui compte Young parmi ses influences musicales.

Les festivaliers ont poussé des cris dès les premières notes de son succès Pretty Pimpin'. Il a terminé avec KV Crimes alors que le soleil se couchait à l'horizon et laissait place à la vedette de la soirée. «Vous êtes magnifiques! Merci!» a conclu un Kurt Vile très sobre.

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FEQ 2018 - vendredi 6 juillet 2018
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