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06/07/2018 10:09 EDT | Actualisé 06/07/2018 16:48 EDT

L'ambulancier Sylvain Depairon aurait agressé ses victimes pendant leur transport

Il est accusé dans deux dossiers, mais il pourrait avoir fait d'autres victimes.

L'ambulancier Sylvain Depairon est accusé d'agressions sexuelles sur des patientes durant leur transport en ambulance.

Les accusations ont été déposées dans deux dossiers, mais les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal cherchent à identifier des victimes potentielles de M. Depairon qui travaillait pour Urgences-santé.

SPVM
Sylvain Depairon

Les présumées agressions sexuelles pour lesquelles il est accusé seraient survenues entre les mois de juin et novembre 2017.

Il a comparu jeudi par visioconférence au Palais de justice de Montréal et demeurera détenu en attendant la suite des procédures.

Toute personne qui aurait été victime de Sylvain Depairon est invitée à communiquer avec le 911 ou à se rendre à son poste de quartier afin de déposer une plainte officielle.

Suspendu avec solde

M. Depairon a été suspendu par Urgences-Santé le 3 juillet dernier. En attendant le dénouement des accusations portées contre lui, il touche présentement son salaire.

«Toute la communauté paramédicale est interpellée et ébranlée par des accusations de cette nature, car elles s'opposent aux valeurs fondamentales qui habitent les paramédics du Québec et celles de notre association. Par principe, nous ne commenterons pas davantage les détails de ce dossier particulier», a indiqué la Corporation des Paramédics du Québec par voie de communiqué.

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence prévoit qu'un paramédic déclaré coupable d'un acte criminel relié à l'exercice des activités pour lesquelles il est inscrit au registre national de la main d'œuvre peut être radié de façon temporaire ou permanente par un comité d'examen.

Enquête commune

L'enquête qui a permis d'arrêter Sylvain Depairon a été menée par la Section des agressions sexuelles du SPVM en collaboration avec le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme.

C'est la Sûreté du Québec qui a coordonné l'enquête dans le cadre de la coordination provinciale de la Gestion des enquêtes des crimes en série.