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02/07/2018 16:52 EDT | Actualisé 02/07/2018 16:52 EDT

Encore chaud et humide jusqu'à vendredi au Québec

Prenez votre mal en patience.

David Mdzinarishvili / Reuters

La vague de chaleur accablante provoquée par des taux d'humidité élevés va se poursuivre jusqu'à vendredi au Québec.

Si les températures élevées ne sont pas rares à cette période de l'année, des taux d'humidité comme on en a connu cette semaine sont peu fréquents.

Lundi après-midi, un nouveau record de chaleur a été atteint dans la région de Montréal avec 35 degrés, soit un de plus que la précédente marque établie en 1963.

René Héroux, météorologue chez Environnement Canada, souligne cependant que les records ne sont pas battus dans toutes les régions, bien que la vague de chaleur soit bien répandue sur l'ensemble de la province.

Des régions comme le Saguenay_Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie ont dépassé des valeurs humidex de 40, d'après Environnement Canada.

"C'est plutôt rare dans l'est de la province", reconnaît M. Héroux, qui précise que l'indice humidex de 40 est le seuil à partir duquel on diffuse des alertes de chaleur accablante.

"Ce n'est pas anormal d'avoir du temps chaud comme ça. Ce qui retient l'attention, c'est l'humidité présente. Ça, c'est vraiment élevé et c'est ça qui crée l'inconfort", explique le météorologue.

Les Québécois ne sont pas les seuls à être incommodés par l'humidité: les mêmes conditions météo sont observées dans le sud de l'Ontario. Les résidents des provinces maritimes devraient être les prochains à y avoir droit, d'ici quelques jours.

"Ce qui caractérise vraiment cette vague de chaleur-ci, c'est l'humidité qui est vraiment accablante et qu'on n'a pas tous les étés au Québec", note M. Héroux.

Pas de record chez Hydro-Québec

On n'en doute pas, les systèmes de climatisation et autres appareils de refroidissement fonctionnent à plein régime partout dans la province.

Toutefois, la demande en énergie pour refroidir les esprits n'a rien à voir avec la demande en énergie nécessaire pour réchauffer les corps en hiver.

"C'est surtout en période hivernale qu'on voit des pointes plus élevées de consommation. On peut dépasser les 35 000 mégawatts et même aller au-delà de ça, à 37 000 ou 38 000 mégawatts. Ce matin, on était en deça des 20 000 mégawatts", explique Lynn St-Laurent, porte-parole de la société d'État.

Hydro-Québec ne s'inquiète donc absolument pas de la sollicitation excessive de son réseau durant la vague de chaleur.