POLITIQUE
02/07/2018 06:26 EDT | Actualisé 02/07/2018 06:27 EDT

Une allégation d'inconduite sexuelle revient hanter Justin Trudeau

Il dit ne se souvenir «d'aucune interaction négative» dans un festival, il y a 18 ans.

Le premier ministre Trudeau a admis pour la première fois l'existence d'allégations d'inconduite sexuelle contre lui, dimanche.
Geoff Robins/La Presse canadienne
Le premier ministre Trudeau a admis pour la première fois l'existence d'allégations d'inconduite sexuelle contre lui, dimanche.

Le premier ministre Trudeau a dit dimanche ne pas se souvenir d'une quelconque «interaction négative» au cours d'une activité à laquelle il a participé, il y a 18 ans en Colombie-Britannique. Du coup, il a reconnu pour la première fois l'existence d'allégations d'inconduite sexuelle contre lui qui ont récemment refait surface.

S'adressant à des journalistes à Regina, M. Trudeau a dit se souvenir d'avoir assisté à un festival de musique à Creston, en Colombie-Britannique, mais il ne se rappelle pas d'avoir fait quelque chose de mal.

«Je me souviens de ce jour à Creston. C'était une activité de la Fondation Avalanche. J'ai passé une bonne journée, ce jour-là. Je ne me souviens d'aucune interaction négative, ce jour-là», a-t-il déclaré.

C'est la première fois que M. Trudeau commentait directement des allégations qui ont refait surface dans des médias, la semaine dernière.

Ce commentaire ressemble à celui qu'a formulé son cabinet en réponse à des questions au sujet des allégations.

La Presse canadienne
Justin Trudeau participait dimanche à un BBQ pour la fête du Canada à Dawson City, au Yukon.

L'incident serait survenu en 2000 lors d'un festival de musique visant à amasser de l'argent pour la Fondation Avalanche, une cause pour laquelle M. Trudeau s'est impliqué à la suite de la mort de son frère Michel dans une avalanche en 1998.

Au cours des jours qui ont suivi ce festival, un article publié par le Creston Valley Advance disait que M. Trudeau avait présenté des excuses auprès d'une journaliste non identifiée pour l'avoir «pelotée». Le futur premier ministre aurait dit à la dame qu'il ne l'aurait pas touché s'il avait su qu'elle était en reportage pour un média national.

L'article non signé a récemment refait surface. Plusieurs ont demandé des comptes au premier ministre.

Celui-ci a répondu dimanche à une question sur ce sujet, mais a refusé qu'on lui pose une deuxième complémentaire.

La Presse canadienne tente de parler à l'autre personne impliquée dans le soi-disant incident, mais ses efforts n'ont pas encore été couronnés de succès.

Déjà paru sur le HuffPost Québec: