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30/06/2018 08:12 EDT | Actualisé 30/06/2018 08:12 EDT

Le nouveau pont Champlain ne sera peut être pas livré le 21 décembre comme prévu

Les travaux auraient 17 jours de retard.

Les travaux sur le pont Champlain en novembre 2017.
ziggy1 via Getty Images
Les travaux sur le pont Champlain en novembre 2017.

La grève illégale des grutiers et leur refus de faire des heures supplémentaires certains week-ends de mai et de juin ont provoqué des retards importants dans l'échéancier de construction du nouveau pont Champlain, à Montréal.

Dix-sept jours de travail ont été touchés, ce qui rend virtuellement impossible la livraison de l'ouvrage le 21 décembre prochain, selon une source proche de l'équipe de construction qui s'est confiée à La Presse.

La Commission de la construction du Québec corrobore ce calcul.

Par ailleurs, l'attaché de presse du ministre fédéral des Infrastructures et des Collectivités, Amarjeet Soji, a indiqué qu'il entendait pour la première fois ce chiffre de 17 jours perdus. Il a précisé que le ministère continuait d'évaluer l'impact des moyens de pression des grutiers.

Selon le contrat signé en 2015, de lourdes pénalités seront imposées au Consortium de construction s'il livre l'ouvrage plus tard que le 21 décembre 2018. Ces amendes peuvent atteindre 100 000 $ de retard par jour les sept premiers jours, et grimper à 400 000 $ par jour après la première semaine.

Selon La Presse, un ingénieur qui a une connaissance du projet et qui a requis l'anonymat a dit croire que le Consortium utilise peut-être la grève des grutiers pour justifier ses retards et éviter de payer ces amendes.

La FTQ-Construction, qui représente une majorité de grutiers sur le chantier du futur pont, a refusé de faire des commentaires, mais affirme que bien d'autres facteurs que la grève ont pu ralentir le chantier.

Dans un rapport publié au début du mois de juin, le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, a exprimé de sérieux doutes sur la capacité du Consortium à livrer l'ouvrage à temps.