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29/06/2018 12:45 EDT | Actualisé 29/06/2018 12:45 EDT

Les journalistes ont le droit de bloquer des utilisateurs sur Twitter

Un compte appartenant à un journaliste sur un réseau social ne devient pas pour autant un média d'information.

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Les journalistes ont le droit de bloquer des utilisateurs sur leur compte Twitter.

Le Conseil de presse du Québec a indiqué, vendredi, avoir jugé «irrecevables» des plaintes provenant de citoyens ayant été bloqués de comptes Twitter appartenant à des journalistes.

La décision fait suite à la plainte d'un citoyen, qui reprochait aux chroniqueurs de «La Presse» Patrick Lagacé et Marc Cassivi, à l'animatrice Rebecca Makonnen et au journaliste du «Soleil» David Rémillard de l'avoir bloqué sur Twitter. Un second plaignant avait déposé une plainte semblable à l'endroit de la chroniqueuse du «Journal de Montréal» Josée Legault.

Un utilisateur de Twitter qui en bloque un autre l'empêche de pouvoir voir ses écrits sur le réseau social.

Selon le Conseil de presse, «les plaignants estimaient que leur liberté d'expression était brimée puisque leurs commentaires ne figuraient plus sur le fil Twitter des journalistes».

Ils invoquaient également «un droit d'accès à l'information produite par un journaliste sur son compte Twitter».

Le Conseil estime qu'un compte appartenant à un journaliste sur un réseau social ne devient pas pour autant un média d'information.

«L'ouverture et le maintien d'un compte sur une plateforme de média social, ainsi que la gestion de ses paramètres, sont des initiatives personnelles qui ne contreviennent aucunement au Guide de déontologie journalistique du Conseil de presse du Québec», écrit-on.

Le Conseil tranche ainsi que les journalistes peuvent décider sur quelle plateforme numérique ils s'expriment et en gérer les paramètres et que cela ne fait l'objet d'aucune interdiction déontologique.

«Prétendre le contraire aboutirait à des situations absurdes qui amèneraient à considérer comme une faute déontologique le fait pour un journaliste de ne pas répondre au téléphone ou de refuser de répondre à un citoyen qui engagerait la conversation sur un sujet d'actualité dans un lieu public.»