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29/06/2018 13:23 EDT | Actualisé 29/06/2018 13:23 EDT

Couillard défend son approche sur l'article de la loi sur la neutralité religieuse

«On va attendre la ligne juridique. Ce n'est pas une décision politique ça», a précisé le premier ministre.

Jacques Boissinot/PC

Alors qu'un juge de la Cour supérieure a maintenu la suspension temporaire d'un article de la controversée loi sur la neutralité religieuse prévoyant que les services gouvernementaux doivent être livrés et reçus à visage découvert, le premier ministre Philippe Couillard a choisi d'attendre d'avoir un avis juridique avant de décider de la marche à suivre.

«On va attendre la ligne juridique. Ce n'est pas une décision politique ça. C'est une décision qui doit d'abord suivre l'analyse juridique de la chose. Mais ce que cela montre, c'est qu'on est dans une zone de droit très délicate», a précisé le premier ministre lors d'une mêlée de presse à New York.

Philippe Couillard a rappelé que le délai d'appel n'est pas écoulé et il a précisé que «la procureure générale va décider si oui ou non, on va en appel».

Selon le juge Marc-André Bouchard, les conditions d'application de l'article 10 obligeant tout citoyen à donner ou à recevoir un service gouvernemental à visage découvert demeurent confuses et incertaines.

Refusant de concéder que cette loi amène de la confusion, le premier ministre a plutôt choisi de critiquer les partis d'opposition. «J'aimerais ça que les partis d'opposition, la CAQ et le PQ, expliquent de quelle manière leurs propositions pourraient passer le test des tribunaux, parce que leurs propositions vont bien plus loin que nous. Alors, si celle-ci est dans une zone de droit délicate comme on le voit, qu'en est-il de leurs propositions?», a-t-il demandé.

En visite à New York jusqu'à dimanche, le premier ministre devait rencontrer des journalistes de Bloomberg et participer à une émission de radio de la station conservatrice WABC vendredi, avant de rencontrer des entrepreneurs québécois en soirée.