POLITIQUE
22/06/2018 08:30 EDT | Actualisé 22/06/2018 08:33 EDT

La CAQ prédit sa victoire dans la forteresse du PQ de Pointe-aux-Trembles

Un sondage, commandé par le parti de François Legault, donne à ce moment-ci une confortable avance à la candidate de la CAQ, Chantal Rouleau.

Photo d'archives de Chantal Rouleau et François Legault.
LA PRESSE CANADIENNE/Mario Beauregard
Photo d'archives de Chantal Rouleau et François Legault.

Une des circonscriptions à surveiller de près le soir du 1er octobre sera sans nul doute Pointe-aux-Trembles, où la Coalition avenir Québec (CAQ) estime déjà être en mesure de prendre d'assaut cette forteresse péquiste.

Il peut paraître difficile de croire que ce coin de l'est de l'île de Montréal, reconnu pour sa fidélité exemplaire au Parti québécois (PQ) au fil des décennies, pourrait soudainement se laisser conquérir par le parti de François Legault.

C'est pourtant ce que prédit la CAQ, avec en mains un sondage commandé à la firme Mainstreet et effectué auprès de 393 électeurs de Pointe-aux-Trembles, la semaine dernière.

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Le sondage, dont La Presse canadienne a obtenu copie jeudi, donne à ce moment-ci une confortable avance à la candidate de la CAQ, Chantal Rouleau, qui récolterait 37 pour cent du vote, contre 19 pour cent au PQ.

On compterait 20 pour cent d'indécis. Le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS) seraient presque à égalité, avec autour de 10 pour cent d'appuis chacun.

Aussant confiant

Le candidat du PQ dans Pointe-aux-Trembles, Jean-Martin Aussant, figure de proue du mouvement souverainiste, demeure malgré tout «extrêmement confiant» de l'emporter le soir du 1er octobre.

En entrevue, il fait valoir que la CAQ n'a pas d'organisation sur le terrain, «ce qui fait toute la différence». Au contraire, le PQ compte sur une solide équipe de bénévoles dans la circonscription, fait-il valoir.

«On a la machine pour gagner», assure M. Aussant.

La Presse canadienne/Graham Hughes
Jean-Martin Aussant et la députée sortante de Pointe-aux-Trembles, la péquiste Nicole Léger.

N'empêche. S'il s'avère le 1er octobre, un tel revirement de situation serait spectaculaire dans une circonscription où depuis trois décennies le candidat péquiste récoltait, chaque élection, environ 50 pour cent du vote et une majorité confortable de quelque 6000 voix.

En 2012 et 2014, la CAQ n'y a récolté que 24 pour cent d'appui.

Ancien fief de Nicole Léger, qui s'y est fait élire à six reprises sans difficulté avant de décider de tirer sa révérence, Pointe-aux-Trembles était donc perçue comme une valeur sûre, le printemps dernier, quand Jean-Martin Aussant, ancien député péquiste avant de claquer la porte en 2011 pour fonder Option nationale, a choisi de revenir en politique et de revenir à ses anciennes amours en portant les couleurs du PQ.

C'est la mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), à Montréal, qui est la candidate de la CAQ.

La CAQ, «parti un peu populiste», n'est qu'un «mirage», affirme le candidat péquiste, conscient qu'il lui reste à en faire la démonstration aux électeurs, pour «faire entendre notre message».

Tous les sondages des derniers mois indiquent une volonté de changement de gouvernement exprimée par la population, chaque fois en faveur de la CAQ.

Il reste encore quelques mois au PQ, cependant, pour convaincre les électeurs qu'il est le mieux placé pour incarner cette volonté de changement.

«Il faut qu'on représente le changement, c'est ça la clé», convient le candidat Aussant, conscient que ce sera «une tâche ardue» de remonter la côte.

Son message aux électeurs sera le suivant: il faut se méfier des vagues en politique.

«Quand il y a le ressac, quand la vague revient, c'est pas toujours beau sur la plage», dit-il.

D'après le sondage, effectué à l'aide d'appels téléphoniques automatisés, M. Aussant jouit d'une bonne image auprès des électeurs de sa circonscription: 48 pour cent des personnes interrogées ont une bonne (30,4 pour cent) ou très bonne (17,7 pour cent) opinion de lui. Vingt-huit pour cent des gens ont dit ne pas le connaître.

Du côté de Mme Rouleau, 56 pour cent des répondants ont dit avoir une bonne (29,1 pour cent) ou très bonne (26,9 pour cent) opinion d'elle. Vingt et un pour cent des gens ne la connaissent pas.

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