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21/06/2018 09:49 EDT | Actualisé 21/06/2018 09:49 EDT

Le Une frappante du «Time» sur la séparation des familles de migrants à la frontière américaine

«Bienvenue en Amérique.»

Donald Trump fait une nouvelle fois la Une du Time. Le président américain a beau avoir signé un décret, mercredi 20 juin, mettant fin à la séparation des familles de migrants, sa "froideur" et son "cynisme" face aux mineurs placés dans des cages continuent d'indigner une partie des États-Unis et de la communauté internationale.

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De quoi inspirer le Time qui consacre, une nouvelle fois, une Une éloquente à Donald Trump. "Bienvenue en Amérique", titre l'hebdomadaire emblématique avec une photo du président américain qui toise de haut une fillette hondurienne en pleurs à la frontière mexicaine dont la photo et l'histoire ont fait le tour du monde.

"La nouvelle couverture de TIME: Bilan après la politique de Trump de séparation des familles de migrants aux frontières: Quel genre de pays sommes-nous?"

"Cela me tient particulièrement à coeur (...). Nous n'aimons pas voir des familles séparées", a affirmé le président américain dans le Bureau ovale en signant le décret mettant fin aux séparations systématiques après un volte-face spectaculaire. Le texte stipule que des poursuites pénales continueront à être engagées contre ceux qui traversent la frontière illégalement, mais que parents et enfants seront détenus ensemble dans l'attente de l'examen de leur dossier.

Ce revirement total a créé la surprise à Washington et à travers le pays: depuis plusieurs jours, la Maison Blanche répétait qu'elle ne faisait qu'appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations si critiquées. Nombre d'élus et d'organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé le cynisme du locataire de la Maison Blanche. L'indignation a même franchi les frontières des États-Unis avec la publication de photos et vidéos de jeunes enfants "mis en cage" et terrorisés loin de leurs parents.

"Le président s'accorde le mérite d'avoir héroïquement résolu la crise scandaleuse créée de toutes pièces par sa propre politique", a pour sa part ironisé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, avant que l'ex-président ne s'exprime lui même: "Trouver un moyen d'accueillir les réfugiés et les immigrants -d'avoir suffisamment de grandeur et de sagesse pour faire respecter nos lois tout en étant fidèles à nos valeurs- fait partie de ce qui nous rend américains", a-t-il écrit.

De son côté, le Time s'inspire assez régulièrement de la politique de Donald Trump pour ses Unes, souvent très éloquentes. L'hebdomadaire avait ainsi résumé le premier mois de sa présidence dans la tempête, avant de symboliser "l'emprise" présumée du Kremlin sur la Maison Blanche. Deux couvertures, parmi d'autres qui se passent, également, de commentaire.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.