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20/06/2018 09:27 EDT | Actualisé 20/06/2018 09:28 EDT

Pleurs et crises: la triste réalité des enfants migrants séparés de leurs parents aux États-Unis

Une mère salvadorienne dit qu'elle n'a pas parlé à son fils de huit ans depuis un mois.

Les politiques d'immigration du président Donald Trump se retrouvent sous la loupe en raison de la séparation forcée de plus de 2300 enfants migrants de leurs parents.

Démocrates et certains républicains exhortent à la fin de la pratique à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Un regard sur les derniers développements.

REFUGES «ÂGE TENDRE»

L'Associated Press a appris que des bébés et d'autres jeunes enfants séparés de force de leurs parents à la frontière entre les États-Unis et le Mexique sont envoyés dans des refuges de «âge tendre» dans le sud du Texas.

Des avocats et des fournisseurs de soins médicaux qui ont visité les refuges de Rio Grand Valley ont décrit des salles de jeux remplies d'enfants d'âge préscolaire en crise.

Le gouvernement envisage d'ouvrir un quatrième refuge pour accueillir des centaines de jeunes enfants migrants à Houston, mais les dirigeants de la ville ont dénoncé le projet mardi.

Handout/ Reuters
À Rio Grande Valley, des enfants sont placés dans des cages pendant le traitement de leur demande.

L'animatrice américaine Rachel Maddow, du réseau MSNBC, a été incapable de lire en ondes une dépêche de l'Associated Press concernant ces refuges. Après avoir essayé de passer à travers les deux premières phrases, elle a dit: «Je suis désolée, je pense que je vais devoir remettre ça», mettant fin à son segment.

PAS DE PLAN DE RÉUNIFICATION DES FAMILLES

Les responsables de l'administration Trump disent qu'ils n'ont pas encore trouvé comment réunir les milliers d'enfants séparés de leurs familles à la frontière.

«Nous travaillons toujours à l'expérience de réunir les enfants avec leurs parents après l'adjudication», a déclaré Steven Wagner, le secrétaire adjoint par intérim au ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les fonctionnaires fédéraux disent qu'il existe certaines méthodes que les parents peuvent utiliser pour essayer de trouver leurs enfants: des lignes d'assistance téléphonique et une adresse électronique pour ceux qui cherchent des informations.

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«Ils devraient simplement rendre les enfants à leurs parents, ce qui n'est pas difficile», a déclaré Lee Gelernt, de l'American Civil Liberties Union.

IMPACT PÉNIBLE SUR LES ENFANTS

Le directeur général de l'Association médicale américaine a envoyé à l'administration Trump une lettre l'exhortant à cesser de séparer les enfants de leurs parents.

Le docteur James Madara prévient dans sa lettre qu'il est bien connu que les traumatismes de l'enfance et les expériences défavorables de l'enfance créées par des traitements inhumains ont souvent sur la santé des impacts négatifs qui peuvent durer toute une vie.

Le docteur Madara a envoyé la lettre à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, au secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Alex Azar, et au procureur général, Jeff Sessions.

UNE MÈRE DÉCRIT LA SÉPARATION AVEC SON FILS DE 8 ANS

Une mère salvadorienne dit qu'elle n'a pas parlé à son fils de huit ans depuis un mois, depuis que les fonctionnaires de l'immigration les ont séparés après avoir traversé la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour demander l'asile.

Blanca Orantes-Lopez/The Associated Press
Blanca Orantes-Lopez et son fils Abel Alexander.

Blanca Orantes-Lopez est détenue dans une prison fédérale au sud de Seattle alors qu'elle poursuit sa demande d'asile. Elle ne sait pas quand elle reverra son fils. Il est gardé de l'autre côté du pays, dans le nord de l'État de New York.

Elle a raconté son histoire à l'Associated Press lors d'un entretien téléphonique depuis la prison. Son récit emblématique d'environ 2000 autres cas lors desquels l'administration Trump a séparé les enfants de leurs parents dans le cadre de la répression de l'immigration clandestine.

Elle dit que lorsque les fonctionnaires ont emmené son fils, il a crié: «Ne me laisse pas, maman».