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20/06/2018 18:55 EDT | Actualisé 20/06/2018 18:56 EDT

Donald Trump est-il assez «honnête» pour vendre de l'alcool?

Pas selon deux anciens juges, trois pasteurs et deux rabbins.

Shizuo Kambayashi/Pool via Bloomberg

Un collectif de juristes et de responsables religieux ont demandé mercredi la révocation de la licence de vente d'alcool à l'hôtel Trump International de Washington, estimant que le président américain ne répond pas au critère d'"honnêteté" inscrit dans la loi de la capitale fédérale.

La plainte a été déposée auprès de la direction de l'Office de contrôle des boissons alcoolisées de Washington (ABCB), qui délivre les autorisations de vente.

Les signataires - deux anciens juges, trois pasteurs et deux rabbins - affirment que M. Trump, "dans son attitude avant et pendant son mandat, a démontré qu'il n'était pas une personne honnête".

Or, selon la loi locale concernant la vente d'alcool, l'ABCB doit notamment "déterminer si le candidat (à une licence) est une personne honnête", s'il "est apte à assurer les responsabilités d'une licence" de vente d'alcool et s'il "est le vrai propriétaire de l'établissement" avant de donner son aval.

Les plaignants demandent que Donald Trump soit entendu par l'ABCB pour justifier de son honnêteté.

Une porte-parole de l'Office a confirmé à l'AFP la réception de la plainte concernant l'hôtel de luxe, situé sur la prestigieuse Pennsylvania Avenue, non loin de la Maison Blanche.

La plainte évoque "la longue histoire de mensonges" de Donald Trump sur l'étendue de sa fortune, les conflits d'intérêts avec son empire économique ou sa relation avec l'actrice pornographique Stormy Daniels.

Il aurait aussi "profité de ceux qui sont moins puissants, une caractéristique des personnes malhonnêtes", estime le collectif, qui cite les 16 plaintes pour agressions sexuelles déposées contre M. Trump ou ses "nombreux commentaires ouvertement racistes".

"Etant donné du manque d'honnêteté du vrai propriétaire de la licence, (l'ABCB) n'a pas d'autre choix que de révoquer la licence accordée", conclut la plainte, rappelant qu'"il n'y a pas d'exception statutaire pour les riches ou les puissants".

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