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Sondage Léger: l'interdiction des pitbulls divise toujours les Québécois

Deux ans après la mort de Christine Vadnais, les règlements en ce sens perdent en popularité.

Deux ans après la mort de la Montréalaise Christine Vadnais, attaquée par un pitbull, l'engouement pour des règlements bannissant ce type de chiens faiblit à travers la province.

La Ville de Montréal a confirmé jeudi dernier, lors de l'annonce de son nouveau règlement animalier, que les pitbulls ne seront plus bannis sur le territoire montréalais. L'interdiction n'était déjà plus appliquée depuis le 20 décembre.

Le gouvernement provincial a aussi récemment renoncé à l'interdiction des pitbulls proposée dans le projet de loi 128. Le ministre de la Sécurité publique a cité l'absence de consensus scientifique autour de la dangerosité de ces chiens et la difficulté d'appliquer une telle interdiction pour expliquer le revers de Québec.

Et ces décisions semblent refléter la position d'une partie importante de la population: selon un sondage réalisé par la firme Léger, seuls 38% des Québécois considérent qu'il est nécessaire d'interdire les pitbulls.

La moitié du Québec (50%) ne croit pas que les pitbulls doivent être interdits. Une minorité (12%) a refusé trancher. Pourtant, un sondage CROP-La Presse publié en juin 2016 révélait que 67% des Québécois étaient en faveur de l'interdiction à l'époque.

Les proportions sont à peu près semblables à l'échelle canadienne, à l'exception des provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, où 48% de la population estime nécessaire d'interdire les pitbulls.

L'écart générationnel est aussi impressionnant: plus les répondants sont âgés, plus ils veulent interdire les pitbulls (23% chez les milléniaux contre 51% chez les baby-boomers).

Ce sondage Léger a été réalisé du 20 au 23 mai 2018 auprès de 1539 Canadiens et 1001 Américains représentatifs. La marge d'erreur est de 2,5% et 3,1%.

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