BIEN-ÊTRE
18/06/2018 14:31 EDT | Actualisé 19/06/2018 06:30 EDT

Les jeux vidéo suscitent frustration et colère chez les joueurs québécois, selon un sondage exclusif

Les Québécois affirment à 40% ressentir de la frustration lorsqu'ils jouent.

Voyagerix via Getty Images

Les jeux vidéo causent de la frustration et de la colère à bien des joueurs québécois, selon un sondage exclusif Léger/HuffPost Québec. Et près de la moitié des parents jugent qu'il est nécessaire d'imposer des limites à leurs enfants, toujours selon ce sondage réalisé dans le cadre d'une série de reportages sur la dépendance aux jeux vidéo préparée par notre rédaction et à paraître la semaine prochaine.

Ces résultats sont dévoilés alors que le fait de jouer compulsivement aux jeux vidéo se qualifie désormais comme une nouvelle maladie mentale, a annoncé ce lundi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon l'OMS, de 2 à 3% des joueurs en seraient victimes.

Des joueurs en colère

Dans le sondage Léger, les joueurs confient avoir vécu, lors d'une longue session de jeu, de la frustration (40%), de la colère (23%), un trouble du sommeil (20%) et de la tristesse (13%), principalement. Lorsqu'on demande aux répondants si quelqu'un de leur foyer a déjà éprouvé une telle situation lors d'une longue séance de jeu, les chiffres sont quelque peu différents. Ils ont constaté de la frustration (44%), de la colère (31%), un trouble du sommeil (22%), de la tristesse (14%) et une rage extrême (10%).

Les parents mettent des limites

Par ailleurs, les parents estiment qu'ils doivent imposer une limite de temps de jeu à leur progéniture. Ils affirment le faire à 48%, alors que 23% affirment que leurs enfants ne jouent pas aux jeux vidéo. Parmi les répondants qui mettent une limite, la grande majorité la fixe à deux heures et moins (88%).

En ligne de plus en plus

Au cours des dernières années, l'offre de jeux vidéo s'est rapidement développée en ligne. Cette réalité se reflète chez les joueurs. Alors que 48% des répondants préfèrent toujours les jeux hors ligne, 28% affirment jouer en ligne et hors ligne, et 22% ne jouent quant à eux en ligne. Dans cette dernière catégorie, on retrouve 40% d'étudiants, et 27% des 18 à 34 ans.

Par ailleurs, les appareils électroniques servant au jeu se multiplient. Auparavant réservé à la console de salon ou à l'ordinateur de bureau, on retrouve les jeux vidéo dans les téléphones intelligents, les tablettes et les consoles portables, par exemple. Les répondants ont affirmé à 29% avoir cinq appareils ou plus permettant de jouer en leur possession.

Méthodologie
Ce sondage web a été réalisé du 25 au 28 mai 2018 auprès d'un échantillon représentatif de 1 013 résident(e)s du Québec, âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. À l'aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l'âge, les régions, la langue maternelle, la scolarité et la présence d'enfants dans le ménage afin de rendre l'échantillon représentatif de l'ensemble de la population à l'étude.