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15/06/2018 14:43 EDT | Actualisé 15/06/2018 14:43 EDT

Une lettre suspecte envoyée à l'ambassadrice des États-Unis au Canada

L'envoi de cette lettre survient alors que les relations entre le Canada et les États-Unis sont particulièrement tendues.

THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Une enveloppe contenant une substance blanche adressée à l'ambassadrice des États-Unis au Canada, Kelly Craft, a été découverte cette semaine par des employés de l'ambassade américaine.

Un porte-parole de l'ambassade a expliqué que la lettre a été détectée par des employés qui procédaient au tri sécuritaire du courrier dans un centre situé à l'extérieur de l'édifice de la rue Sussex, à Ottawa.

Les policiers ont été contactés, et un examen de la substance a permis de déterminer qu'elle n'était pas dangereuse, a ajouté ce porte-parole, sans vouloir préciser si la lettre contenait des menaces à l'endroit de l'ambassadrice Craft ou d'autres responsables des États-Unis.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a cependant suggéré que la chef de mission américaine avait été menacée. Elle a écrit vendredi sur Twitter qu'elle avait «exprimé (son) appui à l'ambassadrice suite aux menaces absolument inacceptables faites à son encontre».

La diplomate en chef du Canada a ajouté que Kelly Craft avait un «travail essentiel et difficile» et que le gouvernement canadien «respecte ses services». Elle a publié ce gazouillis après une rencontre avec l'ambassadrice dans son bureau du parlement.

L'envoi de cette lettre survient alors que les relations entre le Canada et les États-Unis sont particulièrement tendues.

Le gouvernement de Justin Trudeau et l'administration de Donald Trump étaient déjà en froid après que le président eut frappé le Canada de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium.

Les choses ont tourné au vinaigre à l'issue du sommet du G7 de La Malbaie, alors que le locataire de la Maison-Blanche s'est livré à une charge sans précédent contre le premier ministre.

Tout juste après avoir quitté La Malbaie, il a désavoué le communiqué auquel sa délégation avait pourtant adhéré, puis a taxé Justin Trudeau de «malhonnête» et de «faible» dans des gazouillis écrits depuis Air Force One.

Le lendemain, la Maison-Blanche a envoyé sur les plateaux d'émissions américaines des membres de la garde rapprochée du président, qui ont tenu des propos encore plus vitrioliques à l'endroit du premier ministre canadien.