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14/06/2018 11:59 EDT | Actualisé 14/06/2018 11:59 EDT

Un père condamné pour avoir forcé sa fille de 8 ans à rester à table, dans son urine, pendant 13 heures

Le père voulait «casser» l'enfant qui refusait de manger ses choux de Bruxelles.

Getty Images/iStockphoto
Illustration.

Un homme de Gatineau a été reconnu coupable d'avoir séquestré sa fille de 8 ans parce qu'elle refusait de manger ses choux de Bruxelles. L'enfant est restée à table pendant 13 heures et a été forcée de s'uriner dessus.

Le père - qu'on ne peut pas nommer pour protéger l'identité de la victime - a ensuite expliqué par textos à son ex-conjointe, la mère de la fillette, qu'il avait «voulu la casser».

«Je l'ai laissée se pisser dessus sur la chaise. Le plus drôle c'est qu'elle a jamais essayé de se lever sans mon consentement», a écrit l'homme à la mère, qui ne semble pas s'opposer à la technique dans l'échange de messages textes.

«Exténuée, en hypothermie dans sa pisse et braillant pour dormir, on a fini par avoir un deal (j'ai concédé plus que souhaité)», poursuit-il.

Il explique que l'enfant a finalement vomi les choux avalés et qu'elle devrait encore manger le dernier en se levant.

«Le fait qu'elle ait vomi je pense que ça lui donne un sentiment de justification pour sa crise», ajoute-t-il.

L'opposition de la fillette lui vaudra aussi la «perte de privilège-écran pour un ti-bout», écrit l'homme à son ex-conjointe.

«Cruauté»

Le juge Jean-François Gosselin de la Cour du Québec a qualifié les «conséquences» imposées par le père à sa fille de «cruauté gratuite» dans son jugement.

Il écrit aussi que la privation de sommeil qu'a vécu la petite fille pourrait être considérée par certains comme des techniques de torture.

Le juge a par ailleurs noté que le fait que l'homme ait une maîtrise en éducation spécialisée et enseigne les techniques de réadaptation sociale au niveau collégial «augmente le degré de responsabilité pénale» qu'il doit assumer.

D'abord accusé de séquestration, de voies de fait et d'agression armée, le père de famille a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de séquestration.

Il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement à purger dans la collectivité, à verser 500$ à un organisme de charité et à effectuer 50 heures de travaux communautaires, pour les gestes qu'il a posés dans la nuit du 23 au 24 janvier 2016.