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14/06/2018 18:53 EDT | Actualisé 14/06/2018 18:54 EDT

De nouvelles normes pour les camions, les autobus scolaires et autres véhicules lourds

Les coûts totaux associés aux nouvelles normes s’élèveront à environ 6,1 milliards $.

THE CANADIAN PRESS/ Patrick Doyle

Les camions, les autobus scolaires et autres véhicules lourds construits après 2020 devront être plus efficients et produire moins de gaz à effets de serre, a annoncé jeudi la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.

Le nouveau règlement obligera les entreprises à adopter de nouvelles technologies pour respecter les futures normes. Il impose également de nouvelles normes «conçues dans le but de faire en sorte qu'il soit plus facile de tirer des remorques». Mme McKenna a rappelé que l'objectif était de réduire la pollution causée par les émissions de gaz à effet de serre de 25 pour cent pour les véhicules lourds de l'année de modèle 2027.

Selon le gouvernement, les coûts totaux associés aux nouvelles normes s'élèveront à environ 6,1 milliards $. Mme McKenna estime que les entreprises pourront économiser 1,7 milliard $ par année en carburant d'ici 2030, en plus de réduire le coût du transport des marchandises et des matériaux destinés aux clients tant au Canada que sur les marchés internationaux.

Les véhicules lourds comme les camions lourds, les autobus scolaires, les tracteurs de transport routier et les remorques, les camions à ordures, les camionnettes de livraison et les fourgonnettes comptent pour près de 10 pour cent des émissions de gaz à effet de serre produites annuellement par le Canada.

Mme McKenna estime que les nouvelles normes applicables aux véhicules lourds permettront de réduire la pollution par le carbone d'environ six millions de tonnes par année d'ici 2030.

Ces six millions de tonnes ne représentent qu'une mince fraction des quelque 200 millions de tonnes que doit éliminer le Canada s'il veut respecter son engagement en vertu de l'accord de Paris sur les changements climatiques. Le gouvernement Trudeau a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 pour cent sous les niveaux de 2005, d'ici 2030.