POLITIQUE
12/06/2018 16:49 EDT | Actualisé 12/06/2018 16:49 EDT

«La Presse»: Couillard regrette «la petite politique» sur le projet de loi

M. Couillard a ajouté que son gouvernement «ferait en sorte» que le projet de loi soit adopté.

L'éditeur Guy Crevier et le président de «La Presse» Pierre-Elliott Levasseur.
La Presse canadienne/Paul Chiasson
L'éditeur Guy Crevier et le président de «La Presse» Pierre-Elliott Levasseur.

Le premier ministre Philippe Couillard a bien l'intention que son gouvernement adopte le projet de loi sur le changement de statut du quotidien La Presse et il écorche au passage le Parti québécois (PQ) qui selon lui fait de la «petite politique» sur cet enjeu.

En marge d'un événement à Montréal, mardi, M. Couillard a critiqué le PQ et la députée indépendante, Martine Ouellet, qui ont voté lundi contre le principe du projet de loi 400, qui permettrait à La Presse de se transformer en organisme à but non lucratif (OBNL).

Il faut que le projet de loi soit adopté, a plaidé le premier ministre, faisant référence aux retraités du quotidien qui sont dans une situation d'insécurité.

M. Couillard a ajouté que son gouvernement «ferait en sorte» que le projet de loi soit adopté, à l'unanimité ou non.

Le temps presse, puisque l'Assemblée nationale termine ses travaux ce vendredi. Il faut l'accord de tous les élus pour boucler cette procédure accélérée avant la fin de la session et il suffit donc d'une seule objection pour bloquer la démarche.

Mais le gouvernement a toujours l'option d'invoquer le bâillon, une procédure d'exception utilisée pour adopter rapidement un projet de loi. Si le projet de loi se rend au vote final, le gouvernement n'aura besoin que d'une majorité simple de députés.

«Est-ce qu'il va être adopté à l'unanimité, eh bien ça, c'est une autre chose. Les gens seront libres de voter contre, mais il faut qu'il soit adopté», a affirmé M. Couillard.

Mardi après-midi, les députés étaient toujours en commission parlementaire pour étudier le projet de loi. Ils débattaient entre autres des amendements que veut apporter l'opposition.

Le gouvernement libéral, la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS) ont fait savoir lundi qu'ils étaient favorables aux changements demandés par La Presse.

Rappelons que la société mère de La Presse détient une participation dans La Presse canadienne dans le cadre d'une entente conjointe avec une filiale du quotidien The Globe and Mail et l'éditeur Torstar.