NOUVELLES
11/06/2018 17:10 EDT | Actualisé 11/06/2018 17:10 EDT

La réalité virtuelle pour soulager la douleur dans les hôpitaux

Elle soulagerait le stress et l'anxiété dans certaines situations.

Philippe Wojazer / Reuters

De plus en plus de chercheurs s'intéressent maintenant à la réalité virtuelle et son impact sur les soins de santé. Il semble que la technologie réussisse à calmer les jeunes esprits lors de rendez-vous médicaux.

Aux États-Unis, l'institut de recherche du Nationwide Children's Hospital a mis au point une plateforme de réalité virtuelle nommée Voxel Bay, rapporte le U.S. News. Il s'agit d'un jeu amusant, offrant un environnement immersif composé de pingouins, de pirates et de dragons, que les jeunes peuvent écouter alors qu'ils se font faire une prise de sang, par exemple.

La technologie peut aussi être utilisée pour patients un peu plus âgés. À Los Angeles, un patient de 34 ans souffrant de la maladie de Crohn peut maintenant souffler grâce à la RV. Les aiguilles intraveineuses sont toujours difficiles à installer pour Harmon Clarke. «À cause de ma maladie de Crohn, je suis vraiment déshydraté, ce qui rend le processus d'intraveineuse difficile. Une fois, huit infirmières différentes sont venues dans ma chambre en essayant d'entrer une aiguille, et j'ai fondu en larmes. Je ne pouvais pas faire ma chirurgie jusqu'à ce que nous l'ayons eu, c'était comme un cauchemar», a-t-il expliqué au Washington Post.

Par chance, il a pu participer à un programme expérimental du Cedars-Sinai Medical Center. Le casque de réalité virtuelle qu'on lui a alors fourni était muni de contenu immersif et multisensoriel en 3-D conçu pour distraire les patients de la douleur qu'ils subissent. Il s'est retrouvé dans le calme de Yellowstone. L'infirmière a réussi son intraveineuse en peu de temps.

Mais les Américains ne sont plus les seuls à se pencher sur l'effet calmant de la réalité virtuelle. De jeunes entrepreneurs de Strasbourg, en France, ont également développé un logiciel allant dans ce sens, indique Reuters. «Nous proposons un mode contemplatif, dans lequel le patient effectue un voyage guidé, et un mode interactif, dans lequel il peut jouer de la musique, faire de la peinture, résoudre une énigme», a expliqué à l'agence de presse Reda Khouadra, directeur général et concepteur des univers graphiques.