POLITIQUE
09/06/2018 16:58 EDT | Actualisé 09/06/2018 17:32 EDT

G7: Trudeau annonce une déclaration commune, malgré des désaccords

Tous les membres du G7 se sont entendus sur une déclaration commune.

Yves Herman / Reuters

Tous les membres du G7 se sont entendus sur une déclaration commune, au terme du sommet à La Malbaie, samedi, mais le premier ministre Justin Trudeau, a admis que des désaccords demeurent, notamment sur le commerce.

"Ce qu'on a fait cette fin de semaine, tous ensemble, les sept, ça a été de se rassembler autour d'un communiqué ambitieux qui parle des défis partagés que nous avons pour investir dans la classe moyenne, pour appuyer les citoyens et contrer l'incertitude", a expliqué M. Trudeau en conférence de presse, samedi après-midi.

M. Trudeau a tenté de mettre en lumière les retombées positives de ce sommet, même si rien ne semble être réglé sur les tarifs douaniers qu'ont imposés les États-Unis, ou sur les négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

"Quand on arrive à sortir avec un communiqué unanime, avec des engagements forts, spécifiques sur des actions que nous allons prendre sur des grands enjeux qui ne préoccupent pas juste les Canadiens et les citoyens du G7, mais les citoyens du monde (...) on a livré pour ce sommet", a-t-il déclaré, soulignant notamment les 3,8 milliards $ promis par les pays pour les femmes et les filles.

Le premier ministre a aussi annoncé que cinq pays sur sept s'étaient entendus pour établir une "Charte du plastique", afin de protéger les océans. Il n'a pas précisé quels sont les deux pays qui ont refusé de se joindre à cette initiative.

Conflit sur le commerce

Interrogé sur la question litigieuse du commerce, Justin Trudeau a affirmé que le Canada avait bien l'intention d'imposer à son tour des tarifs douaniers sur des produits importés des États-Unis, si l'administration Trump ne change pas d'idée quant à l'acier et l'aluminium.

Le gouvernement américain a récemment imposé des tarifs douaniers sur ces métaux provenant notamment du Canada et de l'Union européenne, évoquant des raisons de sécurité nationale. Donald Trump a répété samedi que les préoccupations de son pays étaient légitimes.

"Moi, ma préoccupation principale et fondamentale doit être de défendre les travailleurs et les intérêts canadiens. Et les tarifs injustes et inacceptables que le président est en train de nous imposer exige une réponse claire et ferme", a-t-il soutenu.

Le premier ministre Trudeau a affirmé que Donald Trump ne l'avait pas menacé d'imposer de nouveaux tarifs si le Canada ripostait.

Quelques minutes après que le premier ministre eut formulé ces commentaires, le président Trump a fait un avertissement aux autres pays.

"Les États-Unis ne permettront pas aux autres pays d'imposer des tarifs importants et des barrières commerciales à ses fermiers, travailleurs et entreprises", a-t-il déclaré sur Twitter.