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09/06/2018 15:21 EDT | Actualisé 09/06/2018 15:21 EDT

Le G7 signe une entente de 3,8 milliards $ pour l'éducation des filles dans des pays en crise

Le montant total qui devait d'abord atteindre 2 milliards $ a presque doublé au cours de la journée.

LUDOVIC MARIN/AFP/Getty Images

Les 21 femmes du conseil consultatif sur l'égalité des sexes espéraient un engagement concret au Sommet du G7. Elles l'auront obtenu.

Le gouvernement Trudeau a annoncé samedi qu'il avait réussi à convaincre plusieurs pays, membres ou non du G7, de verser en tout 3,8 milliards $ pour l'éducation des filles qui vivent dans des pays en crise ou en conflit. Cet engagement de trois ans inclut 400 millions $ sur trois ans du Canada, dont la moitié provient d'une nouvelle enveloppe.

Le montant total qui devait d'abord atteindre 2 milliards $ a presque doublé au cours de la journée.

La conférence de presse de la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a d'ailleurs été retardée de plusieurs heures pour convaincre à l'arraché l'Union européenne et le Japon de se joindre à cette initiative à laquelle prennent aussi part l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Banque mondiale.

L'argent servira à financer l'éducation des filles dans les camps de Royinghas au Bangladesh, en Syrie ou dans certains pays d'Afrique et pourrait être utilisé non seulement pour payer des classes, des enseignants, mais aussi pour permettre à ces élèves de se rendre à l'école en toute sécurité, a spécifié Mme Bibeau.

Le montant deux fois plus élevé que ce que demandait une coalition formée de 30 organismes non gouvernementaux. Ceux-ci espéraient un engagement de 1,3 milliard $ US (environ 1,7 milliard $ CAN).

Le conseil consultatif sur l'égalité des sexes — thème principal du G7 — avait suggéré aux dirigeants de soutenir l'éducation primaire et secondaire dans les pays en développement pour que les filles obtiennent au moins 12 ans de scolarité gratuite.