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09/06/2018 11:31 EDT | Actualisé 09/06/2018 13:00 EDT

Donald Trump juge que sa relation est parfaite avec les autres dirigeants du G7

Le président a réitéré qu'il souhaitait réintégrer la Russie dans le groupe de pays, parce que selon lui, un G8 serait plus pertinent.

PC/Justin Tang

Le président américain Donald Trump a conclu son bref passage au Canada en claironnant que sa relation avec les autres pays du G7 était à «10 sur 10» et selon lui, les informations selon lesquelles il existe des désaccords entre les différents membres du groupe sont de «fausses nouvelles».

En conférence de presse à La Malbaie, M. Trump a défendu sa controversée proposition de réintégrer la Russie afin de former un G8 et a une fois de plus déblatéré sur les déficits commerciaux injustes subis par son pays.

Il a mis cette situation sur le compte des précédents leaders internationaux, mais a affirmé que les dirigeants actuels, dont le premier ministre Justin Trudeau, savaient que le "pot aux roses" avait été découvert.

Donald Trump a tenu ces propos peu avant de quitter le Québec afin de se rendre à Singapour pour sa rencontre historique avec le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Le président des États-Unis ratera ainsi l'atelier du G7 sur les changements climatiques.

Lorsqu'un journaliste de la chaîne américaine CNN a demandé à M. Trump s'il avait oui ou non semé la zizanie au sein du G7, le président a tancé le reporter, lui reprochant de colporter de "fausses nouvelles".

Le milliardaire a soutenu qu'il s'entendait très bien avec la chancelière allemande, Angela Merkel, avec le président français, Emmanuel Macron, et avec M. Trudeau.

"Je donnerais à ces relations un 10 sur 10. Nous avons d'excellentes relations, Angela, Emmanuel, Justin et moi", a assuré Donald Trump.

Il a indiqué que les déficits commerciaux auxquels les États-Unis étaient confrontés avec "pratiquement chaque pays du monde" étaient la faute des anciens leaders.

"Je retourne loin en arrière. On peut retourner jusqu'à 50 ans en arrière, honnêtement. La situation n'a fait qu'empirer, empirer et empirer."

M. Trump a ajouté qu'il ne tenait pas les dirigeants actuels responsables de ces déficits, mais qu'il avait un sérieux avertissement pour eux s'ils ne collaboraient pas avec lui pour remédier à ce qu'il perçoit comme une injustice.

"Je vais les considérer comme responsables s'ils n'agissent pas de manière intelligente et qu'ils ne font pas ce qu'ils ont à faire parce qu'ils n'ont pas le choix", a-t-il martelé.

"Ils le comprennent. Ils le savent. Lorsque je leur parle de cela, ils me sourient. C'est un peu comme si le pot aux roses avait été découvert."

Quant à la Russie, le président américain a répété qu'elle devrait être invitée à revenir au sein du G7 parce qu'un G8 aurait plus de sens.

"Je pense que le retour de la Russie serait un atout. Je pense que ce serait une bonne chose pour le monde, pour la Russie, pour les États-Unis et pour tous les pays membres du G7", a affirmé Donald Trump.

"On veut la paix dans le monde, on ne cherche pas à jouer à des jeux de pouvoir."

Mais, à Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a, selon l'agence AFP, jeté une douche froide sur les espoirs de M. Trump en affirmant que la Russie n'a pas l'intention de réintégrer un G8, préférant travailler au sein du G20.

Le Canada a opposé un refus catégorique à la réintégration de la Russie, évoquant l'annexion de la Crimée par Moscou.