NOUVELLES
07/06/2018 19:29 EDT | Actualisé 08/06/2018 12:04 EDT

Une première manifestation en marge du G7 à Québec avec une forte présence policière

Trois personnes ont été arrêtées durant la manifestation.

Une première manifestation contre le sommet du G7 s'est déroulée au centre-ville de Québec avec une imposante présence policière.

Trois personnes ont été arrêtées, a indiqué le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dans un communiqué émis vendredi matin:

  • Un homme de 32 ans, arrêté pour possession d'arme et bris de condition ;
  • Un homme de 24 ans, arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition ;
  • Un homme de 36 ans, arrêté pour avoir proféré des menaces.

L'homme de 36 ans a été arrêté à la suite de menaces proférées sur internet, ont précisé les policiers. La Sûreté du Québec a été en mesure d'identifier l'auteur de la publication et le SPVQ a ensuite identifié et arrêté l'individu sur le terrain lors de la manifestation.

Quelque 400 manifestants ont quitté le Parc des Braves, vers 18h55, pour ensuite marcher sur le chemin Ste-Foy, sur l'avenue Cartier, puis sur Grande-Allée, avant de terminer leur trajet devant le Centre des congrès.

Ce rassemblement qui se voulait «festif» visait à dénoncer «l'exploitation capitaliste, le colonialisme et les politiques racistes et sexistes» des leaders du G7. À tour de rôle, des porte-parole ont critiqué l'hypocrisie des dirigeants mondiaux.

Yves Herman / Reuters

Si la majorité des manifestants étaient à visage couvert, il y avait également quelques personnes masquées et vêtues de noir dans la foule.

Les policiers ont fait sentir leur présence, sur le sol tant que dans les airs. Avant même le début de la manifestation, l'escouade antiémeute se paradait sur les trottoirs en tapant leur matraque sur leur bouclier.

Les organisateurs ont dénoncé «l'hystérie collective» des médias pour expliquer une telle présence policière.

Quelques incidents à noter

Des manifestants masqués s'en sont pris à un photographe de presse afin de l'empêcher de croquer sur le vif l'un des leurs qui dessinait un graffiti sur un édifice de Grande-Allée. L'épisode a été de courte durée et il n'y aurait pas eu de blessés.

Aux abords du boulevard René-Lévesque, devant le Centre des congrès, les manifestants ont entrepris de brûler les drapeaux des pays du G7 un à un.

Des manifestants ont aussi lancé des feux d'artifice dans la foule. La majorité d'entre eux avaient quitté les lieux avant 21h.

Yves Herman / Reuters

D'autres manifestations à prévoir

Deux autres manifestations principales sont à prévoir dans la Capitale-Nationale en marge du G7 qui se tiendra à Charlevoix.

L'Assemblée nationale ferme ses portes jeudi et vendredi pour assurer la sécurité des élus. Une dizaine d'écoles au centre-ville de Québec et à Beauport ont aussi décidé de donner congé aux étudiants, puisqu'elles se situent dans des lieux propices aux manifestations.

Dans les derniers jours, le Service de police de la Ville de Québec a rencontré des résidents et des commerçants inquiets par les possibles contrecoups des manifestations. Les policiers remettent un dépliant pour aider à diminuer les risques de vandalisme.

Il est conseillé, entre autres, de ranger tout objet qui pourrait servir de projectile, d'assurer une présence dans sa propriété et d'éviter de laisser des objets de valeur à vue chez soi ou dans sa voiture. Tout geste inhabituel devrait être signalé au 911, selon les consignes du dépliant.

Le sommet du G7 s'ouvre officiellement vendredi.

Avec les informations de Catherine Lévesque et de La Presse Canadienne.

Manifestations au G7 de Charlevoix