POLITIQUE
07/06/2018 09:47 EDT | Actualisé 07/06/2018 21:01 EDT

Doug Ford ou Andrea Horwath? L'heure du choix a sonné pour les électeurs ontariens

La lutte entre le Parti progressiste-conservateur et le Nouveau Parti démocratique est très serrée.

La Presse canadienne/Frank Gunn
Doug Ford et Andrea Horwath.

Les Ontariens ont fait leur choix.

Les bureaux de vote, à l'exception d'un certain nombre d'entre eux, sont fermés en Ontario depuis 21 h.

Plus tôt, Élections Ontario avait annoncé que les heures de vote seront prolongées dans des bureaux de vote d'au moins sept circonscriptions. Les délais oscillaient de 20 à 40 minutes dans la majorité d'entre elles. On parlait d'un retard de 90 minutes dans un bureau de Glengarry-Prescott-Russell, de deux heures et 25 minutes dans un bureau de York-Simcoe, de quatre heures dans un bureau de Kiiwetinoong, dans le nord-ouest de la province.

Les résultats pour ces sept circonscriptions ne seront donc pas communiqués avant la fermeture tardive de ces bureaux, prévient Élections Ontario.

Ce choix redessinera sûrement le paysage politique de la province, alors que le Parti progressiste-conservateur et le Nouveau Parti démocratique sont au coude à coude dans les sondages depuis environ deux semaines. Quoi qu'il en soit, ce scrutin devrait mettre un terme à 15 ans de gouvernement libéral en Ontario, comme l'a elle-même reconnu la première ministre Kathleen Wynne, la semaine dernière, dans un aveu étonnant.

Les progressistes-conservateurs, d'abord largement en tête dans les sondages, ont vu fondre leur forte avance petit à petit dans la campagne. Une égalité dans les suffrages exprimés pourrait toutefois se traduire, en termes de sièges, par un gouvernement conservateur majoritaire.

La "bière à une piastre"

Le chef conservateur, Doug Ford, a voté jeudi matin à Toronto. Il avait notamment promis en campagne une baisse des prix de l'essence de 10 cents le litre, une réduction des factures d'électricité et l'introduction de la "bière à un dollar". On lui a toutefois reproché son manque de transparence pour ne pas avoir précisément chiffré sa plateforme électorale. À environ une semaine du scrutin, le parti a publié une liste de promesses et leurs coûts, mais n'a pas indiqué comment ces promesses seraient financées, et quelles seraient la taille et la durée des déficits annuels.

En revanche, la chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Andrea Horwath, est toujours considérée dans les sondages comme la plus populaire des trois chefs de parti. M. Ford a donc concentré ses attaques sur des candidats néo-démocrates qu'il qualifiait de "radicaux" ou d'"inexpérimentés".

Les libéraux ont soutenu que le plan du NPD n'était pas réaliste, soulignant avec jubilation les erreurs comptables dans la plateforme, y compris celle qui augmentait le déficit proposé de 1,4 milliard $ par année. Mme Wynne a également dénoncé à plusieurs reprises l'opposition de Mme Horwath à une loi spéciale de retour au travail des enseignants du collégial en 2017.

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