POLITIQUE
06/06/2018 11:35 EDT | Actualisé 06/06/2018 15:36 EDT

Cinq députés restent avec Québec Debout et deux autres retournent au Bloc québécois

Leur chef intérimaire, Rhéal Fortin, assure que le parti présentera 78 candidats aux élections fédérales de 2019.

Photo d'archives de Rhéal Fortin.
LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick
Photo d'archives de Rhéal Fortin.

Ils ne sont plus que cinq, mais ils assurent qu'ils auront 78 candidats aux élections fédérales de 2019. Cinq des sept députés qui ont claqué la porte du Bloc québécois en février dernier n'y retournent pas, malgré le départ de Martine Ouellet.

Leur chef intérimaire, Rhéal Fortin, affirme que les orientations que Mme Ouellet a données au Bloc demeurent. Et sa nouvelle formation, Québec debout, n'en veut pas.

"Le Bloc québécois qu'on a quitté, il est encore là", a tranché M. Fortin lors d'un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes, mercredi matin.

M. Fortin n'a pas réussi cependant à convaincre Michel Boudrias et Simon Marcil qui, eux, rentrent au bercail où les attendent les trois autres députés bloquistes Mario Beaulieu, Xavier Barsalou-Duval et Marilène Gill, les deux derniers ayant été des fidèles de Mme Ouellet jusqu'à la toute fin.

M. Fortin et ses quatre collègues en ont contre le programme bloquiste qui veut promouvoir l'indépendance du Québec d'abord et avant tout. Sa nouvelle formation baptisée Québec debout préfère défendre les intérêts du Québec.

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Au référendum bloquiste de la semaine dernière, une majorité de militants a montré la porte à Mme Ouellet. Mais la plupart des militants ont aussi approuvé l'idée de promouvoir l'indépendance à toutes les occasions.

M. Fortin dit que ce vote ne reflète pas l'opinion des Québécois que lui et ses collègues de Québec debout croisent sur le terrain. "Moi, les militants que je rencontre me disent qu'on est dans la bonne voie. (...) Ils veulent des gens qui viennent s'occuper de comment leur argent est géré à Ottawa", a-t-il rapporté.

Les cinq députés disent avoir l'appui des présidents de leurs associations de comtés qui demeuraient, tout au long de la crise, des associations bloquistes.

De la place pour deux?

"Il n'y a pas de place pour deux partis politiques. Ça c'est une évidence. Forcément à un moment donné, tout le monde va être obligé de se parler", a prévenu Michel Boudrias à son entrée aux Communes, en début d'après-midi.

"On verra en 2019 il y aura combien de partis qui seront là ou pas", a rétorqué M. Fortin.

"La mission de Québec debout est essentielle. (...) On sera là en 2019 parce que le Québec aura besoin de députés qui les représentent, qui défendent leurs intérêts, leurs valeurs au Parlement fédéral. Ça, c'est nécessaire. Est-ce qu'il y en aura deux, quatre, 20 partis? Il y a combien de partis qui représentent les intérêts de la fédération canadienne, qui représentent le Canada "coast to coast to coast"?", s'est-il emballé.

M. Boudrias et son collègue Marcil n'ont rien à reprocher au Bloc québécois, maintenant que Mme Ouellet n'y est plus. "Martine Ouellet est partie. C'est simple. C'est elle le gros problème. Elle a quitté", a laissé tomber M. Marcil.

Le député à nouveau bloquiste s'est déjà assuré une place au bureau national en se faisant désigner président du caucus de cinq. M. Barsalou-Duval continuera d'occuper l'autre poste réservé à un député au bureau national. M. Boudrias, quant à lui, affiche un optimisme certain. "J'ai confiance que tous les souverainistes vont être réunis en 2019 pour l'élection générale", a-t-il prédit.

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