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06/06/2018 06:20 EDT | Actualisé 06/06/2018 06:21 EDT

Les pressions pour gonfler les notes à l'école sont toujours là, affirme la FAE

Et ce, malgré la directive émise il y a un an par le ministre de l'Éducation.

STEEX via Getty Images

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) affirme que cette année, 11 pour cent des enseignants subissent encore des pressions pour modifier les résultats qu'obtiennent certains de leurs élèves.

Le syndicat tire ce constat d'une consultation menée en ligne du 29 janvier au 25 février derniers auprès de 415 enseignants, dont 38 pour cent du primaire et 62 pour cent du secondaire.

La FAE rappelle qu'une directive a été émise il y a un an par le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, afin que cesse cette pratique de modification des résultats de travaux scolaires, d'épreuves de commission scolaire ou du ministère de l'Éducation ou lors de l'inscription de notes au bulletin.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, reconnaît que depuis, la directive semble avoir eu un certain effet dissuasif, mais il déplore que certaines directions et commissions scolaires ne s'y conforment pas encore.

Encore les mêmes raisons

La consultation de l'hiver dernier de la FAE révèle qu'en général, les mêmes raisons qu'avant sont invoquées pour justifier les demandes faites afin que les enseignants gonflent des résultats.

La plus souvent mentionnée, par 40 pour cent des enseignants répondants, est celle de donner une chance aux élèves. Les autres sont de rencontrer les cibles de réussite (26 pour cent), d'arrondir les résultats (19 pour cent) et de répondre aux demandes des parents (17 pour cent).

Par ailleurs, 69 pour cent des enseignants estiment que les règles qui déterminent le passage d'un élève d'une année à l'autre devraient être établies par le ministère de l'Éducation et être les mêmes dans tous les établissements scolaires, qu'ils soient publics ou privés.

En cette période scolaire, les enseignants s'apprêtent à commencer leur blitz de correction des épreuves de fin d'année.

La Fédération autonome de l'enseignement regroupe huit syndicats qui représentent plus de 34 000 enseignants, surtout des niveaux préscolaire, primaire et du secondaire.

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