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05/06/2018 10:01 EDT | Actualisé 05/06/2018 15:28 EDT

«Je devrais être une tête d'affiche du mouvement #MeToo», estime Woody Allen

«J'ai travaillé avec des centaines d'actrices, et pas une seule n'a suggéré la moindre attitude déplacée...»

Le cinéaste américain Woody Allen a affirmé son soutien au mouvement #MeToo et estime qu'il pourrait en être une égérie masculine, jugeant exemplaire son attitude tout au long de sa carrière.

Dans un entretien accordé à New York, à la chaîne de télévision argentine Canal 13, Woody Allen estime qu'il est «bon d'exposer» les auteurs d'agressions sexuelles, «des gens sont accusés d'abus par 20, 50, 100 femmes».

«Moi, je n'ai été accusé que par une femme, dans le cadre d'un affaire de garde d'enfants, qui a été l'objet d'un enquête et (l'accusation) s'est révélée fausse. J'ai été traîné dans la boue avec ces gens-là. Je suis un fervent partisan du mouvement #MeToo», a déclaré le réalisateur.

Woody Allen, 82 ans, fait référence à des accusations d'abus sur sa fille adoptive Dylan Farrow, classées sans suite par la justice, une affaire qui a resurgi en janvier lors d'un entretien télévisé de la jeune femme qui a réitéré l'accusation.

Le réalisateur new-yorkais affirme une nouvelle fois être «injustement» mis en cause. «Je me sens mal d'être accusé d'une chose terrible», se défend-il.

«Je devrais être une tête d'affiche du mouvement #MeToo, dit-il. J'ai travaillé dans le cinéma pendant 50 ans, j'ai travaillé avec des centaines d'actrices, et pas une seule n'a suggéré la moindre attitude déplacée».

Il souligne aussi dans l'entretien que sur ses tournages, les femmes qui travaillaient derrière les caméras étaient payées autant que les hommes.

Dylan Farrow accuse Woody Allen d'avoir abusé d'elle sexuellement en août 1992, alors qu'elle était âgée de sept ans. Les poursuites à l'encontre du réalisateur avaient été abandonnées après deux enquêtes séparées menées à l'époque, sur plusieurs mois.