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05/06/2018 18:57 EDT | Actualisé 05/06/2018 18:57 EDT

Pierre Karl Péladeau sera à la commission parlementaire sur «La Presse»

Il a qualifié l'intention de transformer La Presse en OBNL de «patente» sur plusieurs tribunes.

Graham Hughes/PC

Tout le milieu médiatique québécois se fera entendre, mercredi et jeudi, lors des audiences de la commission de la culture et de l'éducation sur la transformation du quotidien La Presse en organisme à but non lucratif (OBNL).

La Presse est le seul média dont un éventuel transfert de propriété est soumis à une contrainte législative, héritage d'une loi adoptée lorsque Power Corporation s'en était portée acquéreur en 1967 afin d'apaiser les craintes qu'elle ne demeure pas une propriété québécoise.

Le président et directeur général de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a annoncé qu'il serait lui-même sur place.

Québecor média, principal compétiteur de La Presse, est d'ailleurs parmi les intervenants attendus devant la commission parlementaire.

Dans une courte déclaration sur Twitter, M. Péladeau déclare qu'il y sera et que «Ça risque d'être distrayant!», ajoutant trois petits bonshommes sourire.

Il ne précise pas, toutefois, s'il fera lui-même les représentations de son entreprise ou s'il assistera en tant que spectateur. Québecor n'a pas rendu les appels de La Presse canadienne à cet effet, mardi.

Pierre Karl Péladeau a qualifié l'intention de transformer La Presse en OBNL de «patente» sur plusieurs tribunes.

La commission entendra d'abord les représentants de La Presse, ensuite ceux de l'actuel propriétaire, Power Corporation.

Plusieurs syndicats, à commencer par ceux de La Presse, ont également l'intention de faire leurs représentations.

D'autres médias, soit Le Devoir, Le Soleil et le HuffPost de même que l'Association des médias écrits communautaires du Québec viendront émettre leur point de vue.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) se présenteront également devant les parlementaires pour faire valoir leurs enjeux particuliers.

Des experts et observateurs du secteur de l'information ont également été conviés par la commission.