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04/06/2018 11:25 EDT | Actualisé 04/06/2018 11:25 EDT

Jérôme Blanchet-Gravel porte plainte contre L'Amère à boire devant la Commission des droits de la personne

L'essayiste estime avoir été expulsé en raison de ses idées politiques.

Facebook/Jérôme Blanchet-Gravel

L'essayiste Jérôme Blanchet-Gravel, qui dit avoir été expulsé du bar L'Amère à boire le 25 mai dernier en raison de ses opinions politiques, a porté plainte à la Commission des droits de la personne.

L'auteur de La face cachée du multiculturalisme, connu pour ses positions de droite, affirme avoir été sommé de quitter le bar de la rue Saint-Denis par deux serveurs de l'établissement.

«Ils m'ont dit: "On sait qui vous êtes, vous n'êtes pas le bienvenu ici et vous n'êtes pas le bienvenu à Montréal"», a réitéré M. Blanchet-Gravel en entrevue avec le HuffPost Québec lundi matin, se défendant par ailleurs d'être «d'extrême droite».

L'Amère à boire
Le bar L'Amère à boire est situé dans le Quartier latin, près de l'Université du Québec à Montréal.

«Rester ici, pour vous, c'est dangereux», lui aurait même dit l'un des employés.

En entrevue avec TVA Nouvelles quelques jours plus tard, le propriétaire du bar, Grégoire Roussel, avait qualifié l'incident de «déplorable». «Ça concerne un seul employé et non tout le bar», avait-il affirmé, indiquant que l'employé en question avait été «rencontré et sanctionné». Le HuffPost Québec n'a pas été en mesure de joindre M. Roussel pour obtenir des précisions, lundi matin.

«Pour la liberté d'expression»

Mais la sanction - dont la teneur n'a pas été rendue publique - n'a pas suffi à apaiser l'auteur. Voyant de nombreuses personnes qu'il qualifie «d'extrême gauche» défendre l'établissement sur les réseaux sociaux, il a décidé de porter plainte devant la Commission des droits de la personne «pour en faire une cause politique».

«Je vais à la Commission parce que c'est bien de protéger la diversité culturelle, mais il serait temps au Québec de protéger la liberté intellectuelle», a-t-il lancé.

La Charte canadienne des droits et libertés considère la «liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression» comme un droit fondamental.

«C'est vraiment une cause politique pour la liberté d'expression», assure Jérôme Blanchet-Gravel, en précisant qu'il le fait «pour la cause» et non pas pour une éventuelle compensation financière accordée par la Commission.