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01/06/2018 17:12 EDT | Actualisé 01/06/2018 17:12 EDT

Quatre des victimes de Bertrand Charest dévoilent leur identité

L'ancien entraîneur de l'équipe canadienne junior de ski alpin féminine a été reconnu coupable en juin 2017 de 37 chefs d'accusation, concernant des crimes de nature sexuelle commis sur de jeunes skieuses.

Radio-Canada/Dessin de cour

Quatre des victimes de l'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest sortent de l'anonymat: elles ont fait lever vendredi l'ordonnance de non-publication les concernant afin de pouvoir parler en public de ce qui s'est passé, pour que les abus cessent dans le monde du sport.

Il s'agit de Geneviève Simard, de Gail Kelly, d'Anna Prchal et d'Amélie-Frédérique Gagnon, d'anciennes skieuses qui avaient un point commun: leur entraîneur était Bertrand Charest et il les a agressées sexuellement.

L'ancien entraîneur de l'équipe canadienne junior de ski alpin féminine a été reconnu coupable en juin 2017 de 37 chefs d'accusation, concernant des crimes de nature sexuelle commis sur de jeunes skieuses entre 12 et 18 ans, dans les années 1990. Charest a écopé de 12 ans de pénitencier pour ces agressions sur neuf jeunes victimes. Pour certaines, il s'agissait d'attouchements, alors que pour d'autres, il y avait eu relation sexuelle complète. L'une des victimes avait subi un avortement, alors qu'elle n'avait que 15 ans.

L'homme a porté en appel son verdict de culpabilité et sa peine.

L'ordonnance de non-publication, qui interdit d'écrire le nom des victimes, est prononcée dans les dossiers d'agression sexuelle, dans le but de protéger les victimes. Mais cela fait en sorte qu'elles doivent aussi s'adresser à la cour pour faire lever cette interdiction. Ce que les quatre femmes ont fait vendredi, au palais de justice de Montréal. Leur avocate, Me Julie Girard, a confirmé le résultat de la requête vendredi, mais n'a pas voulu le commenter.

La couronne et l'avocat de Bertrand Charest ne se sont pas opposés à cette demande.

Les quatre femmes n'étaient pas présentes à la Cour vendredi, mais elles tiendront un point de presse lundi matin à Montréal.

L'ancien entraîneur avait initialement été accusé de 57 chefs d'agression sexuelle et d'abus de confiance sur 12 athlètes.