POLITIQUE
29/05/2018 16:43 EDT | Actualisé 29/05/2018 16:43 EDT

Le gouvernement provincial défend ses subventions à la Formule E

Québec a versé 1,5 million $ pour financer la course de voitures électriques.

Photo d'archives de Martin Coiteux.
LA PRESSE CANADIENNE
Photo d'archives de Martin Coiteux.

Le gouvernement du Québec s'est défendu, mardi, d'avoir manqué de prudence en octroyant deux subventions totalisant 1,5 million $ à «Montréal c'est électrique» (MCÉ) pour l'organisation du Grand Prix de Formule E.

Selon le ministre des Affaires municipales et responsable de la métropole, Martin Coiteux, les deux subventions étaient «légitimes» parce que c'était la première fois que l'événement se tenait à Montréal.

Lundi, le Bureau de l'inspecteur général a toutefois publié un rapport dévastateur montrant que le cabinet de l'ex-maire de Montréal Denis Coderre avait contourné les règles d'octroi de contrats en créant une coquille vide qui ne servait que d'intermédiaire entre la Ville et l'entreprise evenko.

«Je vous rappellerais qu'on nous a demandé 12 millions de dollars. Dans les faits, on a versé beaucoup moins que ça», relativise le ministre.

Je suis toujours satisfait de la prudence de mon collègue [...]. Je pense qu'on peut le féliciter d'avoir été prudent.Philippe Couillard

Selon M. Coiteux, une première subvention de 1 M$ aurait été octroyée de toute façon à la Ville de Montréal. Sur les 500 000$ restants, environ 100 000$ n'avaient pas encore été transférés au moment de la faillite de MCÉ.

«Donc, au net, ce qu'on a versé, c'est 400 000$ alors qu'on nous demandait 12 M$. Alors, n'exagérons pas la contribution financière du gouvernement du Québec», lance-t-il.

Le premier ministre Philippe Couillard renchérit.

«Je suis toujours satisfait de la prudence de mon collègue [...]. Je pense qu'on peut le féliciter d'avoir été prudent», dit-il.

L'actuelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, étudie présentement ses options pour réprimander les personnes responsables du «fiasco» de la Formule E.

Avec les informations de Catherine Lévesque.