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28/05/2018 06:58 EDT | Actualisé 28/05/2018 07:00 EDT

Et si Pluton avait été créée par l'agglomération d'un milliard de comètes?

Grâce aux sondes New Horizon et Rosetta, des chercheurs ont mis au point un nouveau modèle pour expliquer la formation de la planète naine.

NASA

Il y a 12 ans, Pluton perdait son statut de planète. Elle n'est plus qu'une "planète naine" ce qui, encore aujourd'hui, fait débat parmi les scientifiques et ne plaît pas à tout le monde.

Comme si ces controverses ne suffisaient pas, on peut maintenant se demander si Pluton ne serait pas une comète géante. Enfin, presque. Plus exactement, des chercheurs ont constaté que la planète naine a peut-être été formée par l'agglomération d'un milliard de comètes, rapportait Space ce 24 mai.

L'étude est publiée dans la revue Icarus, Dans un communiqué, l'un des deux auteurs, Christopher Glein, explique avoir élaboré ce modèle mathématique grâce à deux missions spatiales. La première, New Horizon, a survolé Pluton en 2015. La seconde, Rosetta, a eu lieu un an plus tôt et a permis au petit robot Philae d'étudier la comète Tchouri.

Les auteurs ont, grâce aux données recueillies par les deux sondes, comparé la composition de la comète à celle de la planète naine. Ils se sont plus spécifiquement intéressés à la plaine Spoutnik, un glacier d'azote géant. Si le nom ne vous dit rien, vous l'avez peut-être déjà aperçu: c'est la partie gauche du fameux "cœur" de Pluton.

Nasa

"Nous avons trouvé une cohérence intrigante entre la quantité d'azote estimée à l'intérieur du glacier et la quantité attendue si Pluton était formée par l'agglomération d'environ un milliard de comètes ou d'autres objets de la ceinture de Kuiper, similaires en termes de compositions à 67P [Tchouri, ndlr], la comète explorée par Rosetta", explique Christopher Glein dans un communiqué.

Ce n'est bien sûr qu'un modèle théorique. D'ailleurs, les chercheurs ont également imaginé un modèle "solaire", où Pluton aurait été formé par l'agglomération de glaces très froides d'une composition plus proche du Soleil, avec beaucoup plus d'azote qui se serait ensuite évaporé au fil des éons.

Il faudra d'autres analyses pour vérifier ces modèles, et notamment répondre aux questions qui restent sans réponse. Par exemple, dans les deux cas, l'atmosphère de Pluton devrait être bien plus riche en monoxyde de carbone.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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