BIEN-ÊTRE
28/05/2018 15:54 EDT | Actualisé 28/05/2018 16:18 EDT

Caroline Néron parle sans filtre de son anxiété pour la bonne cause

«Ma première crise, j'ai ressenti une douleur comme si j'avais un poumon crevé.»

Farweb TV

Caroline Néron n'est pas dans la retenue, on la connaît directe et sans filtres. Et pour la bonne cause, elle nous a parlé des crises d'anxiété dont elle a souffert dans sa vingtaine. Un témoignage dont elle espère qu'il permettra à d'autres femmes de mieux comprendre et de canaliser ce mal.

Cette prise de parole va de pair avec le lancement d'une collection de bijoux exclusive vendue dans plus de 65 Galeries BEAUTÉ Pharmaprix au Québec, au profit de la santé mentale des femmes. 20% seront remis à la Fondation CERVO ainsi qu'à la Fondation de l'Hôpital Général de Montréal au profit de la santé mentale.

Mathieu Deshayes / APMJ

Dans la population québécoise, les proportions de personnes ayant vécu un trouble d'anxiété généralisée au cours de leur vie ou au cours des 12 mois précédant l'enquête tournent autour de 9% et 2% respectivement. Les femmes sont plus susceptibles d'avoir vécu un trouble d'anxiété généralisée au cours de leur vie que les hommes (12% c. 6%). - Résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes Santé mentale 2012

La première crise

«Ma première crise est survenue lors d'un party de fin de tournage lorsque le réalisateur m'a confié que j'allais être connue. C'était mon rêve, mais là j'ai ressenti une douleur comme si j'avais un poumon crevé.»

La notoriété et le regard des autres sont une pression à laquelle elle n'était pas préparée.

Parler et partager

Dans la famille de Caroline Néron, aussi bien son père que sa soeur sont passés par là. Tous deux ont souffert de crises d'anxiété.

«J'en ai parlé et le simple fait d'échanger c'était un grand pas en avant. Dans les moments de bonheur, j'avais tellement peur que tout s'arrête. Le plus souvent, je manquais d'air et je ne pouvais plus respirer.»

Les crises se rapprochant et se multipliant, son médecin lui parle de pilules, et de traitement, elle avoue avoir développé des mécanismes pour compenser et composer avec les crises.

«Ça m'a pris 6 ans pour m'en sortir, mais je sais depuis que je dois faire attention. Jeune, je travaillais 12 heures par jour, j'étais brûlée et cette fatigue conjuguée à une hygiène de vie très moyenne - dont les cigarettes et une mauvais alimentation - participaient à déclencher ces crises.»

Une discipline de fer

«Je me couche à 10h du soir et je me lève à 5h30 le matin pour m'entraîner. Je crois en la discipline. Dans les faits, ça me permet d'accomplir plus de choses en une journée. Mais je ne suis pas à l'abri encore aujourd'hui, personne ne l'est. On a chacun notre lot d'épreuves, mais le fait d'accepter que ça ne sera pas tout rose tout le temps et passer en mode solution, c'est déjà un grand pas en avant.»

Une collection pour la bonne cause

« La santé mentale, c'est la cause la plus proche de moi. En parler à travers cette collection de bijoux, c'est une façon de dire aussi que "tu n'es pas la seule à vivre cette condition." Pour moi, c'était aussi un désir de contribuer à la société.»

La collection de bijoux Caroline Néron pour la santé mentale des femmes comprend une dizaine de bijoux aux noms inspirants tels que : Persévérance, Force intérieure, Empowerment, Harmony et Volonté.

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