POLITIQUE
25/05/2018 17:26 EDT | Actualisé 25/05/2018 17:26 EDT

La gestionnaire de haut niveau Nadine Girault s'en va à la CAQ

D'origine haïtienne et née au Missouri, aux États-Unis, Mme Girault siégeait depuis 2014 au conseil d'administration d'Investissement Québec.

Jacques Boissinot/PC

La Coalition avenir Québec (CAQ) a recruté la gestionnaire de haut niveau Nadine Girault pour la représenter dans la circonscription de Bertrand, dans les Laurentides, en vue du scrutin du 1er octobre 2018, a appris La Presse canadienne.

Il s'agit d'une grosse pointure pour le parti de François Legault, qui caracole présentement au sommet des intentions de vote dans les sondages.

D'origine haïtienne et née au Missouri, aux États-Unis, Mme Girault siégeait depuis 2014 au conseil d'administration d'Investissement Québec. Elle a démissionné de son poste vendredi.

Cette amie de la ministre libérale de l'Économie, Dominique Anglade, a occupé plusieurs postes de direction notamment au Fonds de solidarité FTQ, à la Banque Royale, chez BMO Groupe financier, Desjardins Sécurité financière, à Toronto, et chez Groupe Boutique Jacob.

Titulaire d'un MBA, elle agit depuis 2014 comme consultante en matière de stratégie, de leadership et de développement des affaires pour plusieurs organisations.

Mme Girault siège également au conseil d'administration de l'École supérieure de ballet du Québec et du Musée canadien de la nature.

Elle fera son entrée dans l'univers politique samedi, alors qu'elle participera au congrès national de la CAQ, qui se tiendra à Lévis et qui réunira environ 800 militants.

Le congrès national est le dernier rassemblement d'envergure de la CAQ avant les élections générales. Il se veut mobilisateur et festif, selon les instances du parti, une sorte de rampe de lancement pour la précampagne électorale.

D'ailleurs, le chef caquiste François Legault y célébrera son 61e anniversaire de naissance.

Éthique et efficacité au menu

Par ailleurs, la vingtaine de résolutions qui seront débattues en congrès porteront sur deux thèmes: l'éthique et l'efficacité.

«Les Québécois sont aussi allergiques au gaspillage qu'à la corruption», peut-on lire dans le cahier de propositions, le fruit d'une tournée des tables régionales les 7-8 avril dernier.

Pour «redonner la confiance» aux Québécois, la CAQ pourrait entre autres mener une lutte «sans merci» au crime organisé, élargir la protection des lanceurs d'alerte, et mettre en place des mesures vigoureuses de lutte contre l'évasion fiscale, l'évitement fiscal et les paradis fiscaux.

Le commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ) seraient quant à eux nommés aux deux tiers des membres de l'Assemblée nationale afin d'assurer leur indépendance, préconise aussi la commission politique de la CAQ. Ils sont actuellement nommés par le conseil des ministres.

Seront également soumises au débat, des résolutions pour resserrer les contrôles des contrats publics, mettre fin à la nomination de «petits amis» à des emplois supérieurs dans la fonction publique et parapublique, et encadrer les indemnités de départ et les primes au rendement des cadres.

Au chapitre de l'efficacité, la commission politique prône notamment l'augmentation des pouvoirs du Vérificateur général, qui surveille l'utilisation des fonds publics, et une plus grande imputabilité des hauts fonctionnaires.

De plus, aucune hausse de taxes, de tarifs et de permis ne devrait excéder le taux d'inflation, selon elle.

Les débats ce week-end seront parsemés d'ateliers et de conférences, dont plusieurs à huis clos. Les militants développeront la stratégie électorale, en plus d'avoir droit à un cours sur les médias sociaux intitulé: «Les meilleures pratiques sur la prise de photos».

Dimanche, l'auteure et conférencière Janie Duquette donnera une conférence sur le leadership féminin.

Dans le passé, la CAQ ne s'est jamais signalée par sa propension (ou sa volonté) à recruter des femmes dans son équipe, obtenant le pire score des trois grands partis quant à la proportion de candidates.

Aujourd'hui, le parti se vante d'avoir attiré plus de nouvelles candidates que de candidats: 21 femmes et 20 hommes.

Il a confirmé au total jusqu'à présent 61 candidatures, y compris la vingtaine de députés actuels qui se représentent.