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24/05/2018 12:54 EDT | Actualisé 24/05/2018 15:24 EDT

Le consommateur a un rôle à jouer dans la lutte contre l'obsolescence

De plus en plus de consommateurs donnent une fin de vie prématurée à leurs produits.

Getty Images/Westend61

Remplacer son téléphone cellulaire par un modèle plus récent tous les deux ans, changer sa cafetière pour une autre au look plus «design», acheter un nouvel aspirateur plutôt que faire réparer celui que l'on possède déjà.

De plus en plus de consommateurs donnent une fin de vie prématurée à leurs produits non pas parce qu'ils ne fonctionnent plus, mais «pour des raisons de fonctionnalités techniques, esthétiques ou psychologiques», peut-on lire dans une étude pancanadienne sur l'obsolescence dévoilée jeudi par Équiterre.

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L'organisation a donc choisi de faire de la lutte à l'obsolescence des produits de consommation son nouveau champ de bataille pour les prochaines années.

Équiterre note que si une grande majorité de la population (86 pour cent des participants à l'étude) croient en l'obsolescence programmée, c'est-à-dire qu'ils jugent que les appareils électroménagers et électroniques sont volontairement conçus pour ne pas durer, moins de la moitié d'entre eux reconnaissent leur propre rôle dans le phénomène d'obsolescence.

L'étude révèle par ailleurs que peu de consommateurs conservent leurs appareils aussi longtemps que la durée de vie qu'ils estiment raisonnable et que seuls 19 pour cent des répondants font réparer leurs appareils électroménagers et 26 pour cent, leurs appareils électroniques.

Le groupe souhaite donc «redonner le pouvoir aux consommateurs» en sensibilisant ceux-ci au phénomène.

On souligne ainsi que la surconsommation entraîne «des impacts non négligeables»: en 2016, 44,7 millions de tonnes de déchets d'appareils électroménagers et électroniques ont été produites à l'échelle mondiale, et d'ici 2021, il est prévu que ce volume augmente de 17 pour cent, lit-on dans l'étude.