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24/05/2018 13:29 EDT | Actualisé 24/05/2018 15:46 EDT

Philippe Couillard et Justin Trudeau dénoncent les manifestants qui ont fait irruption chez Vice

Les manifestants en question portaient un t-shirt du groupe d'extrême droite Atalante.

THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz

Les premiers ministres du Québec Philippe Couillard et du Canada Justin Trudeau ont dénoncé, jeudi, le fait que des hommes masqués aient fait irruption dans les bureaux du média Vice et y aient lancé des tracts.

Les manifestants en question portaient un t-shirt du groupe d'extrême droite Atalante et leur visage était masqué.

De passage à Montréal dans le cadre du symposium C2, M. Couillard a dit voir là une forme d'intimidation envers un média, une façon de brimer la liberté d'expression.

"On doit condamner ces actions qui sont de l'intimidation - franchement, c'est clair - particulièrement envers un média. On va contre la liberté d'expression. Ce que ces gens ont fait, c'est brimer la liberté d'expression des journalistes ou des gens qui travaillent dans ce médium-là", a opiné M. Couillard.

Une presse libre et indépendante, confiante et protégée est au coeur de toute démocratie.Justin Trudeau

Il y a quelque temps, Vice avait traité de la présence accrue de groupes ultranationalistes à Montréal.

"Oui, la liberté d'expression comprend le droit de dire n'importe quoi, et même parfois des bêtises. On a le droit et le devoir de répondre à ces bêtises, mais il faut que ça se fasse dans le respect des droits de chacun, dont le droit de s'exprimer pour tout le monde", a ajouté M. Couillard.

À son tour, le premier ministre Trudeau a déploré "l'intimidation qui s'est passée dans les bureaux de Vice".

"Une presse libre et indépendante, confiante et protégée est au coeur de toute démocratie", a-t-il plaidé.

Le premier ministre Trudeau s'est dit inquiet de la polarisation du débat et du manque de désir de compréhension de part et d'autre.

De son côté, le député de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a adressé une lettre au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, lui demandant un "plan pour endiguer la montée de l'extrême-droite violente au Québec".

"Vous ne pouvez rester indifférent face à l'intimidation de journalistes en pleine salle de presse. Cette situation devrait vous interpeller au plus haut point", écrit-il au ministre Coiteux.

C2 Montréal 2018