BIEN-ÊTRE
23/05/2018 15:14 EDT | Actualisé 23/05/2018 15:14 EDT

Pourquoi votre samedi évaché vous sauve-t-il la vie

Désactivez-moi cette alarme! ⏰

Maxim Malevich

Si vous «snoozez» le week-end ou ne vous souciez pas de mettre une alarme, il n'y a aucune raison de vous sentir coupable.

Une nouvelle étude suggère que les adultes de 65 ans et moins qui dorment cinq heures ou moins par nuit ont plus de risque de mourir comparés à ceux qui ont les yeux fermés de six à sept heures par nuit de façon constante.

La bonne nouvelle c'est que d'avoir un samedi paresseux semble contrebalancer les effets néfastes d'une mauvaise hygiène de sommeil. En fait, l'étude - basée sur les données de plus de 43 000 adultes - a révélé que ceux qui ont tendance à faire du rattrapage sommeil le week-end ont un risque de mortalité pas plus élevé que ceux qui se dorment régulièrement la semaine.

GEORGERUDY VIA GETTY IMAGES

L'étude, réalisée par l'Institut de recherche sur le stress de l'Université de Stockholm et l'Institut Karolinska, a utilisé les données d'une enquête médicale réalisée en Suède en 1997. Les chercheurs ont ensuite utilisé les données du registre national des décès pour calculer les taux de mortalité.

Les participants qui dormaient régulièrement moins de cinq heures sans rattraper de repos le week-end avaient un taux de mortalité 52% plus élevé que ceux qui dormaient six ou sept heures ou plus sept jours par semaine. Mais quand ceux qui étaient privés de sommeil pendant la semaine dormaient neuf heures ou plus le week-end, leur taux de mortalité retombait au même niveau que celui des dormeurs réguliers.

«Les résultats montrent que les nuits de courte durée de la semaine n'affectent pas le risque de mortalité si elles sont combinées à des nuits moyennes ou longues une fois le week-end venu, écrivaient les auteurs de l'étude. Ça suggère que le sommeil court en semaine peut être compensé pendant le week-end.»

Alors que les week-ends évachés peuvent vous aider à vivre plus longtemps, de précédentes recherches ont montré que de réduire sa «dette de sommeil» en restant plus longtemps au lit le week-end n'améliore pas ou ne corrige pas les fonctions cérébrales atteintes par les nuits courtes.

La recherche publiée dans l'American Journal of Physiology - Endocrinology and Metabolism, a, elle, révélé que les week-ends relaxants aidaient à réduire l'inflammation et les hormones du stress après une longue semaine de boulot pauvre en sommeil, mais que la fonction cérébrale ne s'améliorait pas aussi facilement.

La morale de cette histoire? Essayez de dormir suffisamment la semaine et offrez-vous en plus des week-ends de détente pour rester en pleine forme. Pas besoin de vous le dire deux fois.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost UK a été traduit de l'anglais.

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