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21/05/2018 17:09 EDT | Actualisé 21/05/2018 18:53 EDT

Le Galaxy gâche la fête de l'Impact en l'emportant même sans Zlatan

Le match d'Ibrahimovic a été écourté par son expulsion tard en première demie.

Omar Vega/Getty Images

Les spectateurs étaient peut-être déçus de voir le célèbre Zlatan Ibrahimovic être renvoyé au vestiaire avant la fin de la première demie, mais il s'agissait du scénario idéal pour permettre à l'Impact de retrouver un peu de son mordant.

Même s'il a dû se défendre avec un joueur en moins pendant plus de la moitié de la rencontre, le Galaxy de Los Angeles a profité d'un but d'Ola Kamara à la 75e minute pour gâcher les célébrations entourant le 25e anniversaire du premier match de local de l'Impact en battant la formation montréalaise 1-0, lundi.

Le match d'Ibrahimovic n'a pas duré très longtemps puisqu'il a été expulsé à la 41e minute pour avoir donné une claque derrière la tête du défenseur de l'Impact Michael Petrasso, qui venait de lui piler maladroitement sur un pied. Puisque la séquence a eu lieu loin derrière le jeu, l'arbitre Ismael Elfath a consulté la reprise vidéo avant de rendre son verdict. De son côté, Petrasso a reçu un carton jaune.

Malgré cet avantage numérique, l'Impact (3-9-0) a été blanchi pour un troisième match d'affilée, prolongeant à 292 minutes sa séquence sans avoir fait bouger les cordages.

"Malheureusement, je ne crois pas que le fait que (le Galaxy) ait dû se défendre à 10 nous a aidés à mettre en valeur nos forces, a noté le gardien de l'Impact Evan Bush, qui a été crédité de trois arrêts. Nous sommes une bonne équipe en transition quand l'adversaire n'a que deux ou trois joueurs pour se défendre, pas quand l'adversaire va mettre ses 10 joueurs en arrière.

"D'une certaine manière, je crois que nous affrontions une équipe qui cherchait une excuse pour ne pas gagner le match. Quand il y a eu le carton rouge, ils ont obtenu leur excuse, mais nous ne les avons pas punis. Ce n'est pas une question de volonté. Nous avons simplement manqué de finition à l'attaque, puis nous leur avons donné une occasion en contre-attaque et ils en ont profité."

Tout semblait indiquer que les problèmes de l'Impact allaient venir du front défensif, alors que le Bleu-blanc-noir ne comptait que trois défenseurs de formation en uniforme, et aucun défenseur central. Marco Donadel, qui n'avait pas joué depuis le 17 mars, et Jukka Raitala se retrouvaient au centre de Petrasso et Chris Duvall. C'est finalement l'attaque qui a flanché.

"J'ai passé toute la semaine avec des soucis défensifs à régler parce que nous n'avions pas un effectif complet pour travailler et en fait, dans ce match, c'est offensivement que nous avons pêché, a raconté l'entraîneur-chef de l'Impact, Rémi Garde. Nous avons eu beaucoup de situations que nous aurions dû exploiter. Nous n'avons pas été suffisamment dangereux, tranchants et agressifs devant le but pour couper les balles, les centres, notamment."

Cherchant à profiter de l'avantage numérique, Garde a envoyé les joueurs offensifs Anthony Jackson-Hamel et Jeisson Vargas dans la mêlée en deuxième demie. Ces derniers n'ont cependant jamais créé l'étincelle souhaitée.

"Je pense que nous devons nous faire confiance les uns les autres, a dit Jackson-Hamel, qui croyait avoir marqué à la 73e minute, avant de réaliser que les arbitres avaient appelé un hors-jeu sur la séquence. Des fois, nous devrions faire la passe, mais nous ne faisons pas confiance à l'autre et nous allons chercher à porter le jeu. Nous devons nous regrouper et ne pas se laisser tomber les uns les autres.

"Je n'ai pas l'impression que nous avons une équipe sur le terrain qui serait prête à laisser une jambe sur le terrain. C'est ça qui nous manque."

Même avec les circonstances avantageuses liées à l'expulsion d'Ibrahimovic, la défensive montréalaise a ouvert la porte et permis au Galaxy (4-6-1) de mettre fin à une série de quatre défaites.

Kamara a finalement jeté une douche froide sur les 20 801 spectateurs à la 75e minute. Une tête d'Emmanuel Boateng en milieu de terrain lui a permis de se lancer derrière la défensive montréalaise. Kamara a fait fi des replis de Donadel et Raitala avant de calmement battre Bush.

L'Impact disputera son prochain match samedi, quand il rendra visite au Minnesota United.