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18/05/2018 09:49 EDT | Actualisé 18/05/2018 15:44 EDT

Dix morts dans une fusillade dans une école secondaire du Texas

L'école est située à Santa Fe.

Un élève a été arrêté après avoir abattu dix personnes dans son école secondaire de Santa Fe au Texas vendredi, énième fusillade touchant des enfants en milieu scolaire en dépit des appels de centaines de milliers de jeunes Américains à modifier la législation sur les armes à feu dans leur pays.

"C'est avec tristesse que je peux confirmer que 10 personnes ont été tuées et que 10 ont été blessées", a indiqué le gouverneur du Texas Greg Abbott, qui s'est rendu dans la petite ville de Santa Fe, où s'est produit le drame tôt vendredi matin.

"La majorité (des morts) sont probablement des élèves", avait indiqué plus tôt, le shérif Ed Gonzalez, précisant que le tireur était un élève de l'établissement, qui a été arrêté. Une seconde personne est interrogée, toujours selon le shérif.

Plusieurs médias américains ont identifié le tireur comme étant Dimitrios Pagourtzis, 17 ans, qui selon le Houston Chronicle était armé d'un fusil à pompe et un revolver et des bombes artisanales.

"Selon mes informations, le tireur a récupéré ces deux armes auprès de son père (...) son père possédait ces armes légalement. Je ne sais pas si le père était au courant que son fils avait récupéré ces armes", a-t-il détaillé.

Le tireur a laissé des explosifs dans une maison et un véhicule, a également prévenu le gouverneur.

"L'une des raisons pour lesquelles nous sommes préoccupés par les explosifs est le fait que nous en avons détectés différents types", a-t-il expliqué, évoquant notamment un cocktail Molotov.

Le mode opératoire, l'apparence juvénile du suspect et le désarroi des adolescents filmés en train d'évacuer par les télévisions nationales donnent un air de déjà vu à cette nouvelle fusillade dans une école.

Galerie photo Fusillade dans une école de Santa Fe au Texas Voyez les images

Il y a trois mois, 17 personnes décédaient ainsi sous les balles d'un garçon de 19 ans dans une école secondaire de Parkland, en Floride, le massacre déclenchant une mobilisation nationale.

Plus d'un million de personnes, en majorité des jeunes, ont manifesté fin mars à travers le pays, sans que les responsables politiques ne prennent de dispositions légales significatives.

"Vous ne méritiez pas ça", s'est insurgée dans un tweet Emma Gonzalez, l'une de meneuses de ce mouvement. "Vous méritez d'être en paix toute votre vie, pas seulement une fois qu'une épitaphe le dit sur votre tombe", a lâché la jeune femme.

Le président américain Donald Trump a lui écrit sur le même réseau social peu avant le point presse du shérif: "Fusillade dans une école au Texas. Les premières informations montrent qu'on peut s'attendre à de mauvaises nouvelles".

En préalable d'un discours sur la réforme pénitentiaire à la Maison Blanche, il a ensuite dénoncé "une attaque horrible".

"Cela dure depuis trop longtemps dans notre pays" a-t-il affirmé, assurant que son administration était déterminée à faire "tout ce qui est en son pouvoir" pour protéger les élèves et s'assurer que "ceux qui représentent une menace pour eux-mêmes et pour les autres" ne puissent détenir d'armes.

"Très triste journée, très très triste", a-t-il ajouté.

Artificiers sur place

Le district scolaire de Santa Fe a indiqué sur Twitter que des engins explosifs avaient été trouvés dans l'école secondaire et à proximité, invitant la population à signaler aux autorités tout paquet suspect.

La présence d'explosifs sur la scène du carnage "est toujours quelque chose que l'on prend en considération dans ce genre de situation", avait relevé le shérif devant la presse. "Notre équipe d'artificiers et d'autres sont en train d'inspecter" la zone, avait-il dit.

Le campus de cet établissement scolaire comprend, comme la plupart des écoles secondaires américaines, un grand stationnement bordant des bâtiments et un terrain de baseball et de football américain.

Le gouverneur avait annoncé sur Twitter en milieu de journée que le drapeau texan serait mis en berne à travers l'Etat du sud des Etats-Unis, en hommage aux victimes de la fusillade.

Richard Allen, un parent d'élève, a raconté à cette chaîne être arrivé sur place peu après le début de la fusillade et avoir vu plusieurs personnes être emmenées en ambulance.

"Mon fils a dit que quelqu'un était entré dans la salle des cours d'arts et a commencé à tirer sur beaucoup d'élèves", a-t-il dit.

Les images de télévision montraient des élèves en file indienne, certains en train d'être évacués vers un site à l'écart, où leurs parents pouvaient venir les récupérer.

C'est la dernière fusillade en date dans un établissement scolaire des Etats-Unis, où le débat sur les armes à feu fait rage.