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17/05/2018 18:15 EDT | Actualisé 17/05/2018 18:15 EDT

Tentatives de meurtre: il envoyait des colis piégés à son «ex» et aux avocats

Les explosifs pouvaient non seulement blesser mais aussi tuer les destinataires

THE CANADIAN PRESS/HO - Winnipeg Police Service MANDATORY CREDIT

Un Manitobain a été reconnu coupable, jeudi, d'avoir tenté de tuer son ex-femme et deux avocats par le biais d'envois piégés. Une avocate a même perdu une main dans l'explosion.

Guido Amsel avait été arrêté et accusé après la découverte des envois piégés en juillet 2015. Maria Mitousis, une avocate qui représentait l'ex-femme de l'accusé dans un litige financier, avait perdu la main droite lors d'une explosion dans son cabinet.

En rendant son verdict, jeudi à Winnipeg, la juge Tracey Lord a expliqué que selon les experts entendus au procès, les explosifs pouvaient non seulement blesser mais aussi tuer les destinataires — d'où la condamnation pour tentatives de meurtre. La juge a par ailleurs retenu la preuve d'ADN qui reliait l'accusé aux colis explosifs.

La juge Lord n'a pas cru, par contre, la thèse de l'accusé, qui soutenait avoir été piégé par son ex-femme. Elle croit d'autre part que c'est l'accusé qui avait posé un autre engin ayant explosé à l'extérieur de la résidence de son ex-femme en décembre 2013.

La juge croit que Guido Amsel voulait se venger de son ex-femme et de deux avocats pour leur rôle dans une poursuite au civil qu'il avait intentée au sujet des profits d'un atelier de débosselage que le couple divorcé détenait toujours en copropriété. L'accusé avait abandonné sa poursuite peu de temps avant que les colis piégés ne soient envoyés.

Me Mitousis a été blessée lorsqu'elle a pressé le bouton «Play» d'une machine à dicter portative accompagnée de directives écrites. Les deux autres colis piégés avaient été désamorcés par la police.

On a appris au procès que Guido Amsel était convaincu que son ex-femme lui avait volé des millions de dollars depuis leur divorce en 2004.