DIVERTISSEMENT
16/05/2018 06:04 EDT | Actualisé 16/05/2018 09:21 EDT

De la «Slow TV» à V cet automne

Les avant-midis seront tranquilles, très tranquilles.

Un exemple de Slow TV: en Norvège, un train traversant divers paysages.
YouTube/Bnslamb
Un exemple de Slow TV: en Norvège, un train traversant divers paysages.

Le feu de camp et les aurores boréales de la chaîne Ambiance de Stingray (position 553 chez Vidéotron) vous hypnotisent et vous réconfortent? Le feu de foyer télévisuel fait désormais partie de vos traditions du temps des Fêtes? Vous craquerez probablement pour l'offre matinale que V mettra de l'avant cet automne : la Slow TV.

Dès septembre, les avant-midis de V, de 6h à 10h, seront occupés par ce phénomène mondial qu'est la Slow TV, une tendance née (et terriblement populaire) en Norvège, caractérisée par la captation de situations en temps réel... et en toute lenteur, comme l'indique son nom. Par exemple, en Norvège, un train traversant divers paysages, en été comme en hiver, a créé l'engouement.

La Slow TV ne comporte aucun dialogue, aucune voix hors-champ, aucun scénario, et est souvent portée par les bruits de la nature ou une simple musique relaxante. Celle de V sera diffusée sans pauses commerciales, et un nom en français sera éventuellement accolé à l'émission que proposera non seulement V, mais également la plateforme web Noovo.

«C'est une offre matinale qu'on trouve très, très innovante, qui n'a jamais été vue au Québec sur une chaîne généraliste, pour des matins reposants et relaxants», s'est enthousiasmée Brigitte Vincent, vice-présidente contenu chez Groupe V Média, en entrevue avec le HuffPost Québec.

Bien de chez nous

Un producteur d'ici, dont on ne connaît pas encore l'identité, fabriquera une Slow TV toute québécoise. On pourrait y voir un convoi filant au gré des coins les plus majestueux de la Belle Province, une traversée d'un lac à bord d'un kayak ou, pourquoi pas, des chiots qui s'ébattent.

« De la Slow TV, il s'en fait un peu partout dans le monde, on aurait pu aller en acquisition, en acheter des différentes, mais on a décidé de la faire au Québec. Ce sera des images d'ici, qui feront découvrir des régions d'ici. On est tout le temps dans la beauté, dans la très haute résolution. C'est toujours très, très beau», a indiqué Brigitte Vincent, qui juge l'idée «très audacieuse».

En misant sur une Slow TV conçue chez nous, V pourra intégrer des partenariats avec des marques comme VIA Rail pour les trains ou AML pour les bateaux. Un avantage monétaire pour la chaîne, Brigitte Vincent ne s'en cache pas.

«L'idée, c'est toujours de se réinventer et de voir comment on peut maximiser nos budgets, comment mettre l'argent à la bonne place. L'avant-midi, on présentait beaucoup de reprises, qui avaient plus ou moins de succès. À l'automne, on aura cinq nouveautés en soirée, en plus d'Occupation double. Tout ça fait en sorte qu'il fallait aller chercher un maximum de sous et le mettre à la bonne place. On est une chaîne de divertissement, et je trouve que c'est une façon intelligente de réaménager la grille pour maximiser nos productions en soirée.»

«Pour nous, en tant que petit joueur privé, les revenus sont toujours très importants. On a besoin de nos revenus publicitaires, et ce sont de très belles occasions, le matin, pour un annonceur, de se coller à ces images-là.»

Ces cinq nouveautés que relaiera V à la rentrée, ce sont Bootcamp : le parcours extrême, avec Émily Bégin et Étienne Boulay, Je suis chef, avec Isabelle Racicot, Moment décisif, avec Kim Rusk et Serge Beauchemin, Vendeurs de rêve, où on suivra des agents immobiliers en charge de résidences de luxe, et Ne jamais faire à la maison, un magazine scientifique humoristique avec Marie-Soleil Dion et Jonathan Roberge.

Occupation double, Le Show de Rousseau, La guerre des clans revampée avec Jean-François Breau, Un souper presque parfait et Huissiers complèteront le portrait automnal. Quant au sort de Taxi payant, il n'a pas encore été statué, V étant toujours «en discussion et en réflexion» à ce sujet.