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15/05/2018 14:31 EDT | Actualisé 15/05/2018 14:31 EDT

Intelligence artificielle à Montréal: encore du travail à faire

L'événement Intersections invitait à réfléchir sur la place de cette technologie dans la métropole.

À l'occasion du Printemps numérique, qui encourage la «créativité numérique» et qui se déroule du 21 mars au 21 juin, se tenait au Centre Canadien d'Architecture la conférence #Intersections Vol.8: I.A., État des lieux et perspectives, qui encourageait les spectateurs à réfléchir sur la situation actuelle de l'intelligence artificielle, essentiellement dans la ville de Montréal.

L'événement réunissait un panel de cinq experts du domaine, composé de la directrice générale du centre d'entrepreneuriat Poly-UdeM, Christelle Chalono, de Sylvain Carle, associé chez le groupe Real Ventures, de Marc-Antoine Dilhac, initiateur de la Déclaration de Montréal pour une IA responsable, de la vice-présidente et directrice des connaissances du groupe Myelin, Marise Bonenfant et de la directrice de groupes de recherche chez la compagnie spécialisée en intelligence artificielle Element IA, Valérie Bécaert.

Émile Bérubé-Lupien

D'entrée de jeu, Valérie Bécaert, souligne que la métropole québécoise faisait bonne figure au Canada, avec plus de 100 startupsou sociétés touchant à cette technologie. La ville se retrouve ainsi derrière Toronto, qui en compte environ 200. Au total, le Canada compte environ 650 startups actives. Entre 2017 et 2018, on a pu assister à une hausse de 28% de ce genre d'entreprise en sol canadien.

Selon Mme Bécaert, Montréal se distinguerait de ses consoeurs canadiennes notamment en raison d'un climat dans lequel la collaboration est fortement encouragée.

Questionnée à propos d'une potentielle exagération de la renommée de Montréal, compte tenu de la relative absence du nom de la métropole lorsque sont énumérés les grands pôles de l'intelligence artificielle dans les médias, Mme Bécaert rétorque que dans le milieu de la recherche, la métropole est estimée. «En terme de quantité de startups, il reste encore beaucoup de travail à faire. Montréal ne se trouve même pas dans le top 20 des villes avec le plus de startups», relativise toutefois Sylvain Carle.

Marise Bonenfant souligne également que Montréal est très portée sur les causes sociales, ce qui permet à une petite entreprise comme la sienne de collaborer avec des universités et d'avoir un certain accès à des chercheurs.

Concernant les futurs défis relatifs à l'intelligence artificielle, les panélistes ont notamment ciblé le peu de Québécois étudiant dans le domaine, déplorant du même coup le peu de chercheurs québécois dans leurs équipes.