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14/05/2018 21:41 EDT | Actualisé 14/05/2018 21:41 EDT

Controverse autour du pasteur Robert Jeffress qui a dirigé la prière à l'ambassade américaine à Jérusalem

Le prédicateur baptiste de Dallas a par le passé dit que les juifs souffriraient en enfer pour toujours et que l'homosexualité était une «perversion».

Photo d'archives de Robert Jeffress et Donald Trump
Bloomberg via Getty Images
Photo d'archives de Robert Jeffress et Donald Trump

Un pasteur texan ayant dénigré juifs, musulmans et homosexuels est au coeur d'une polémique depuis que le gouvernement du président américain Donald Trump l'a invité à diriger la prière lundi lors de l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

Robert Jeffress, un prédicateur baptiste de Dallas, a par le passé dit que les juifs souffriraient en enfer pour toujours et que l'homosexualité était une "perversion".

Il fut un fervent partisan de M. Trump lors de la campagne électorale de ce dernier et son soutien a beaucoup compté dans le ralliement de votes évangéliques autour de l'actuel président. Ce dernier l'a qualifié en octobre de "fantastique".

Mais sa présence à l'ambassade lundi a fait des vagues.

Le candidat républicain à la présidence en 2012, Mitt Romney, qui est Mormon, a ainsi dit son opposition sur Twitter.

"Robert Jeffress dit: +vous ne pouvez pas être sauvé en étant juif+ et +le mormonisme est une hérésie+ (...). Il a dit la même chose sur l'islam", a affirmé dimanche soir M. Romney, qui est candidat au Sénat.

"Quelqu'un d'aussi intolérant ne devrait pas diriger la prière qui inaugure l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem", a-t-il ajouté.

Robert Jeffress a répondu - lui aussi sur Twitter - en affirmant que "le christianisme historique enseigne depuis 2000 ans que le salut passe par la foi en Christ seul", et qu'une telle position, adoptée par des millions de chrétiens évangéliques, "n'est pas sectaire et ne devrait pas faire les gros titres".

La Maison-Blanche a cherché lundi à prendre ses distances avec lui, son porte-parole adjoint Raj Shah disant ne pas savoir qui l'avait invité à donner sa bénédiction à l'ambassade.

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